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RFI - Chronique Transports

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  • Chronique transports - Des drones renifleurs de pollution
    Des moustiques mécaniques renifleurs de pollution ! C’est à Marseille dans le sud de la France, comme en Allemagne et en Suède que l’Europe développe ce nouveau programme de protection de la nature. Baptisé « Scipper » ce dispositif utilise des drones capables d'enregistrer les composants de l'atmosphère dans les ports maritimes. L'Initiative est utile puisqu'en Europe, les écologistes dénoncent déjà certains nouveaux combustibles censés être plus respectueux de l'environnement. L’avantage des drones c’est d’abord leur souplesse ! Une agilité qui leur permet de renifler l’air à différentes hauteurs, tout près ou bien loin des moteurs de bateaux. Et comme le dit Damien Piga, en charge du volet français à l’Association Atmosud, à Marseille, petits ou grands, ils vont tous y passer ! Du petit yacht au gros porte-conteneur ! Il y a urgence puisqu’à Marseille, la pandémie en empêchant certains navires de reprendre le large a aggravé les choses. Et contrairement, à ce que l’on pourrait penser, un navire à quai pollue autant qu’en mer, explique Damien Piga : « À l’escale, un navire a besoin d’énergie pour faire fonctionner ses équipements et outils à bord. Il le fait grâce au carburant de la soute. C’est ce qui explique la présence de polluants dans l’air et notamment l’augmentation en ville. Plusieurs compagnies dont la Compagnie La Méridionale de Marseille ont fait chuter leur taux de pollution en se raccordant aux branchements électriques du port. »  30 millions d’euros pour le programme : Une escale, zéro fumée   Et tout cela pour quoi ? Pour faire des économies ! Puisque le fioul, même allégé en soufre (0,5% contre 3,5% avant 2020) coûte encore moins cher qu’un raccordement à l’électricité. C’est pour inverser la tendance que la Région Sud vient de financer un nouveau programme : Escale, zéro fumée. Commencé à Marseille, il aidera les armateurs à adapter leurs flottes au raccordement électriques des quais. Après Marseille, les ports de Toulon et de Nice en bénéficieront pour faciliter les démarches auprès des navires de croisières.    Le gaz naturel liquéfié, la fausse bonne idée de l’Europe   Le recours à l’électricité quand un navire stationne dans un quai devrait être obligatoire. C’est en tout cas l’avis des Européens, habitants des villes proches de grands ports maritimes. Et c’est également en Europe qu’une autre sonnette d’alarme est enclenchée, celle des nouveaux navires aux gaz naturel liquéfié. Voté par la Commission de Bruxelles, ce carburant est aujourd’hui recommandé pour le transport maritime.  9 millions de morts par an, liées aux maladies de la pollution atmosphérique  Même la Banque mondiale invite l’Europe a abandonné le choix du gaz naturel pour les nouvelles flottes de navires. Le cas est suffisamment rare, pour alerter les écologistes les plus reconnus au niveau européen. Mais pour Delphine Gozillon, experte Énergies au sein de l’organisation Transport et Environnement à Bruxelles, malgré l’alarme déclenchée, aucun gouvernement ne semble l’avoir entendue : « Pour nous, le gaz naturel liquéfié est un gaz fossile, donc provenant de la terre, explique-t-elle. Son extraction engendre des émissions de CO2 et de méthane, ce qui pollue l’air. Nous avons calculé qu’un navire avançant au GNL est encore pire qu’un navire diesel ! D’ailleurs en 2021, la Banque mondiale a déconseillé le secteur du Transport maritime d'investir dans le GNL. Les données scientifiques vont complètement à l’opposé des choix de la Commission Européenne dans sa loi Fuel E.U Maritime, qui promeut le carburant alternatif jusqu’en 2040. » Outre Marseille, des drones ont aussi relevé des taux de pollution au dessus de ports suédois et allemands. Une autre mesure de l'air est prévue en Grande-Bretagne. Les résultats de toutes ces analyses seront publiés en fin d'année.
    9/18/2021
    2:24
  • Chronique transports - Nacima Baron, la penseuse du rail
    Rencontre cette semaine avec une penseuse du Transport. Depuis son adolescence, Nacima Baron s’intéresse aux gares ! Mais attention, les gares dans leurs dimensions XXL ! Extra-larges ! Cette chercheuse au Laboratoire Ville Mobilité Transport à Paris étudie les connexions dans les villes du monde entier. En France, le réseau ferré français, la SNCF, vient de l’engager pour une mission : redessiner les gares de demain. Elle en parle avec Marina Mielczarek. RFI : Vous êtes quelqu’un d’extra-ordinaire ! Votre tête contient la carte entière des chemins de fer français...   Nacima Baron : Pour moi, la passion du train mais surtout des gares passe par la poésie ! La gare, c’est un lieu de passage où l’on se projette. C’est la maison de personne et de tout le monde en même temps. Un lieu extrêmement minuté et en même temps où l’on attend parfois très longtemps. Tous ces paradoxes m’intéressent. Vous êtes aujourd’hui chercheuse sur les mobilités urbaines, donc spécialiste de la vie en ville. La gare, dîtes-vous, c’est le moyen de s’échapper...  Moi la première ! Je suis arrivée à Paris par le train, un jour de pluie d’ailleurs, avec le plan que m’avait acheté ma mère. On se souvient de ces moments très forts lorsqu’on est adolescent, jeune étudiante. La gare, c’est le moyen de quitter une ville pour aller dans une autre.  Jusqu’en 2025, en parallèle à votre travail au sein de la chaire Gare à l’École des ponts, vous allez travailler pour l’État et la SNCF en repensant les gares de demain... La France, il y a 50 ans, comptait deux fois plus de gares qu’aujourd’hui. Donc, un grand nombre ont fermé. Mon travail consiste à étudier les façons d’éviter ces fermetures. Je voyage dans le monde entier pour comparer notre système français aux autres modèles étrangers. Par exemple, en Irlande, ils sont beaucoup dans la nostalgie des toutes petites gares. Ils les préservent. Les murs ne sont pas détruits et les trains roulent lentement mais assurent les connexions.  L’Italie est aussi un pays que vous citez. Comment fait-on évoluer une gare comme l’ont fait les Italiens ?   En en faisant un espace de vie et de services. Ce qui améliore la sécurité de la gare et surtout du quartier de la gare. C’est comment on peut partager. Une gare peut abriter un centre culturel, un centre social. En Grande-Bretagne, cela peut paraître anecdotique, mais l’installation des pianos dans les gares a aidé la sociabilité. L’enjeu, c’est de réhabiliter ces quartiers sans augmenter le prix des loyers dans ce périmètre. Et l’Afrique ? Dans vos travaux, vous citez beaucoup l’exemple des trains africains. Ils n’ont pas toujours de vraies gares où s’arrêter...  Oui ! L’Afrique est passionnante parce que de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest comme d’Afrique de l’Est, sont en pleine transition. Leur patrimoine ferroviaire date de l’époque coloniale, il faut le savoir et reconnaître les souffrances engendrées. Aujourd’hui, leur défi est de réussir le passage du transport de marchandises à une économie du transport de passagers. Or, là encore, il faut savoir s’adapter aux spécificités locales. Une gare au Sénégal ne ressemblera pas forcément à une gare de Côte d’Ivoire. Il peut y avoir des murs mais pas forcément. Cela peut être un lieu de rassemblement éphémère.   Quels sont les pays africains bien engagés dans ces transformations ?  Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, mais je m’intéresse aussi au transport collectif au Tchad, au Maroc, au Gabon. Ne jamais oublier que pour la jeunesse et la population générale, la circulation pour les études et le travail est un facteur de réussite économique. Mon message est le suivant : une gare utile sera une gare où l’on pourra par exemple trouver des livres, où les écoliers et les gens en général pourront obtenir des informations, voir et faire différentes activités culturelles, sportives ou autres.   Construire, investir dans les gares et le train, c’est aussi préserver l’environnement ?  Forcément ! En Afrique, avec le soleil, l’énergie solaire est un énorme potentiel. Il faut apprendre à recycler les ressources et les déchets. N’oublions pas qu’un train réduit le nombre de voitures et de camions sur les routes. En ville, les véhicules moteurs polluent davantage que le rail. Et les Africains confrontés aux embouteillages avec des voitures souvent recyclées sont particulièrement exposés aux particules toxiques, mauvaises pour la santé.    Vous travaillez avec les États-Unis, notamment pour l’État de Washington. Le président Biden a décidé de relancer les transports et les infrastructures du pays, pour innover dans le chemin de fer et les routes américaines. Il était grand temps ?  Oui ! De son temps, le président Obama avait investi dans le train à grande vitesse et le tramway. Biden a une vision très large : il veut réconcilier les deux Amériques, celle des grands espaces ruraux et celles des grandes villes. Mais aussi des riches et des laissés-pour-compte, les plus pauvres.  C’est d’ailleurs le cœur de votre travail dans le nord de la ville de Washington avec un tramway ?  Parfaitement, à Washington, je travaille sur une ligne de tramway à la périphérie, appelée « Purple Line », «la ligne violette ». Elle reliera les quartiers de l’Est, avec une population d’immigration récente, très pauvre, au Nord-Ouest, une zone beaucoup plus riche. Pour faire en sorte que cette nouvelle ligne ne chasse aucune population, il faut éviter l’explosion du prix des loyers. Le second pari est d’arriver à maintenir le petit commerce ethnique : que les immigrés déjà installés ne perdent ni leur habitat ni leur boutique.
    9/11/2021
    2:30
  • Chronique transports - Panneaux d'autoroutes: la cure beauté
    Je suis marron et rectangulaire. Je suis installé sur le bord des autoroutes françaises. Et je sers à faire connaître le patrimoine français… Qui suis-je ? Réponse, le panneau marron autoroutier ! Véritablement appelés « panneaux marrons », ils sont nés avec les autoroutes elles-mêmes. Leurs dessins visaient la sécurité en évitant l'endormissement dans un paysage trop monotone. Jamais remplacés depuis les années 1970, ils vont désormais changer de visage. Leur renouvellement est en cours. Explications. Attention ! N’affiche pas un panneau marron qui veut ni où il veut ! Sur les routes d’Europe, notamment en Espagne en Italie, en France ou en Belgique, ces panneaux touristiques sont extrêmement contrôlés.  Pas plus de 10 panneaux sur 50km  Florilège des contraintes : position à moins de 30 km du monument ou du sujet affiché sur le panneau. Pas plus de 10 panneaux sur 50 km. Forme rectangulaire. Mais la quatrième contrainte est sans doute la plus connue : le marron ! Les panneaux chocolat  Cette couleur marron est née avec les panneaux touristiques autoroutiers. L’inverse est aussi vrai ! Dans le jargon des professionnels du transport, on les appelle les panneaux chocolat. Cette teinte existe depuis leur création. La nouveauté 2021 : la palette s’élargit avec l’autorisation d’utiliser l’orangé et le beige.   Marron pour raisons de sécurité  Pas de rouge, de blanc ni de bleu ou de vert. Histoire de bien différencier avec la signalisation des axes, les panneaux de police ou des premiers secours.   Des artistes dessinateurs pour les nouveaux panneaux   C’est pour gommer l’aspect désuet des années 1970 que les nouveaux panneaux touristiques ont été pensés pour être plus attractifs. 3 secondes pour regarder à 130km/h  À l’origine, le ministère des Transports avait décidé de ces panneaux pour rompre la monotonie des autoroutes et ainsi, évitez l’endormissement.  25% des conducteurs prêts à un futur détour  Ce renouvellement est un succès, explique Damien Cercueil, en charge du programme de renouvellement des panneaux autoroutiers au sein de l’APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) « Près de 80% des conducteurs ont remarqué le changement de graphisme. Nous avons fait appel à des artistes dessinateurs pour ces nouveaux panneaux. Les sujets changent aussi, le patrimoine culinaire et viticole est mis en avant. Un quart des conducteurs prévoie un arrêt voire de séjourner dans un lieu découvert grâce aux panneaux marrons. » Des photos en Belgique, des dessins en France L’an dernier la Belgique a elle aussi renouvelé ses panneaux. Pays différent, approche différente : les Belges vont droit au but avec des panneaux avec cadres marrons mais à l’intérieur des photographies couleur prises du monument de la ville ou même d’un animal de forêt. Les Français, eux, ont toujours eu droit à des dessins.  La fée Mélusine du Poitou  Sur l’A10, près de Poitiers, c’est une fée que les automobilistes peuvent apercevoir. La fée Mélusine de la ville de Lusignan. Une tête de femme avec un corps de poisson… marron trônent en sortie d’autoroute. La fée Mélusine tire son existence d’une légende qui mêle fiction et faits historiques. Jean-Louis Ledeux, le maire de Lusignan, en reconnaît les avantages :  « Des familles françaises mais aussi étrangères font le détour pour venir découvrir la fée Mélusine et sa légende. Il est certain que d’un point de vue commercial, c’est bénéfique. Notre ville est réputée pour ses spécialités gourmandes, les macarons. Il ne reste qu’une seule boulangerie qui les propose en gardant jalousement le secret de fabrication. Les habitants de Lusignan sont fiers de voir que la municipalité s’est engagée pour faire rayonner leur légende. »  Les panneaux marrons ou la nostalgie des vacances  Insouciance, soleil, voyage, voiture, famille et vacances… françaises. Voilà les mots que Seb Coupy prononce quand on lui parle des panneaux marrons d’autoroute. Né en Suisse, ce jeune réalisateur a décidé d’en faire un documentaire, « L’image qu’on s’en fait » (2019) :   « Quand j’étais enfant mes parents nous faisaient voyager dans une Opel jaune. Chaque fois que je trouvais le trajet trop long, ils me disaient mais attends regarde le panneau, on arrive à… ! J’ai le souvenir ému de la ferme aux crocodiles ! Par la suite, je me suis demandé comment étaient décidés ces modèles et qui fabriquaient ces panneaux. D’autre part, ils interrogent l’identité française si présente dans la campagne présidentielle. Avec ce tournage, je me suis rendu compte de l’attachement des Français pour ces panneaux. »    Prix moyen : 40 000 euros par panneau  Comptez environ 40 000 euros par panneau. Le renouvellement de ces véritables atouts touristiques va continuer. 700 nouveaux dessins sont prévus l’an prochain sur les autoroutes du pays.
    9/4/2021
    2:31
  • Chronique transports - Antoine de Maximy, je voyage donc je suis
    Prénom : Antoine, nom : de Maximy, métier : explorateur aventurier ! À la télévision française, il part au bout du monde dormir chez les autres ! Son émission s'intitule « J'irai dormir chez vous » et elle lui a donné l'idée d'en faire un film. Marina Mielczarek : Avions, trains, bateaux, sous-marins, vous avez tout fait dans votre vie d’explorateur voyageur... Antoine de Maximy : Oui. J’ai plongé dans des sous-marins, j’ai même fait de l’Aéroplume ! Une sorte de dirigeable allongé extraordinaire inventé par Jean-Pierre David. Là-dedans, tu es glissé dans un harnais avec des ailes et tu rames en l’air, la sensation d’être un oiseau est magnifique, tu voles quoi ! Une chose qui manquerait au tableau ? L’Espace ! Je ris, mais c’est vrai, il me reste à faire l’ISS, la Station spatiale internationale. Alors Thomas Pesquet, si tu m’entends, tu m’emmènes ? C’est vrai, ça vous fait vraiment rêver ? Oui. Mais attention, je dis ça moi. Mais si on me dit maintenant tout de suite, tu pars sur Mars, sans filet de sécurité pour le retour sur Terre… Je ne sais pas si je partirais. Mais tout compte fait, en vous parlant, en fait si ! J’ai bien vécu. Plus on vieillit, moins on a à perdre ! Je crois que plus on avancera, plus j’irai. Pour votre émission à la télévision française, « J’irai dormir chez vous », vous parcourez le monde pour aller chez les gens. Y a-t-il un pays où vous vous êtes dit, ils sont vraiment très forts en transports ? La République Démocratique du Congo ! Là-bas, ils n’ont rien, une extrême pauvreté. Pour déplacer les grosses charges, ils ont inventé le Tchougoudou. C’est épatant, une trottinette en bois taillé. Tout est en bois, les roues, le guidon. Avec ça, je les ai vus dévaler des pentes hyper dangereuses avec des sacs lourds, jusqu’à 100 kg. En Amérique Latine, vous avez aussi un souvenir émouvant. J’étais là encore en tournage. Je me souviens de cet homme lui aussi vivant dans un village perdu dans un extrême dénuement. Il n’avait rien et il a réussi à se construire une voiture avec du bois et de l’acier. Je ne vous dis pas l’état du véhicule, le moteur avançait à la vitesse d’un homme au pas, mais lui, on ne faisait pas plus heureux sur la planète. C’était SA voiture ! Même en période de crise, vous continuez à voyager dans les pays autorisés. D’ailleurs, vous revenez de voyage, en réalité vous avez la bougeotte, ça vous tient depuis tout petit ? Avec mes parents ou en famille, nous prenions beaucoup le train. Mes cousins trouvaient ça extraordinaire parce que dans le train, tu peux bouger, te lever, aller dans les autres compartiments. Mais moi, je me souviens, déjà, je préférais le vélo ou la voiture parce que tu es autonome. Cet amour de la solitude chevillée au corps ? Solitude oui, mais accompagné ! Voyager seul est le meilleur moyen de se faire des amis. J’aime dire que je suis un solitaire grégaire. En réalité quand je suis en tournage avec ma petite caméra sur un scooter au fin fond du monde, je n’ai qu’une envie, c'est d’aller voir quelqu’un. Mais pour trouver ce quelqu’un, je vais d’abord changer dix fois de directions, au gré de mon intuition. Ces dix changements me conduiront au bon endroit Mais en avion, on est tributaire d’un pilote par exemple. En l’air, ça se passe comment ? Je n’ai pas mon brevet de pilote, mais sur les petits coucous, je peux me débrouiller ! Juste une anecdote, un jour à Madagascar, j’étais dans un petit appareil quatre places. Il y a avait le pilote et moi. On venait de quitter l’aéroport dans le nord du pays en direction de Tana. Au bout d’un moment, il m’a dit : Je vais faire la sieste, prends les commandes ! L’autre, il a piqué son roupillon pendant que moi, j’essayais de maintenir la direction. Et un quart d’heure plus tard, il s’est réveillé, il a repris le manche et on est arrivés à bon port. Avec la pandémie, on peut s’attendre à tout. S’il ne restait plus qu’un moyen de transport dans le monde, vous prendriez quoi ? Si on en est à ce stade-là, c’est qu’il ne doit plus y avoir d’essence pour ma moto ou d’énergie pour les trains ou les avions. Donc je prendrai ma voiture à pédales, elle est là, dans le garage à côté de ma machine à laver. Une voiture à pédale mais… Qu’est-ce que c’est ? Regardez sur internet à vélo-car. Un véhicule en bois et en acier des années 40. C’était à la base pour les couples parce qu’il y a deux pédaliers, un seul volant. Je crois que c’était très pratique en temps de guerre pour aller faire les courses ou transporter les charges lourdes. Moi j’y mettais ma fille quand elle était petite, maintenant elle est un peu trop vieille pour ça, mais j’ai même conservé le klaxon à boule, pouet pouet ! ► Le dernier film d’Antoine de Maximy, J’irai mourir dans les Carpates (septembre 2020), est disponible en VOD et sur la plateforme OCS.
    8/28/2021
    2:31
  • Chronique transports - E-Valley, le Hollywood du transport de marchandises
    L'Amérique a sa Sillicon Valley, la France a désormais sa E-Valley ! C'est une première européenne : le plus grand parc d'entrepôts du e-commerce, les achats à distance sur Internet, vient d'ouvrir à Cambrai, dans le nord du pays. Construit sur l'ancienne base militaire de l'Otan, cette E-Valley combine hangars de stockage et tous les services de transport utiles aux commerçants. Un reportage de Marina Mielczarek. Vu le gigantisme du lieu, vu ces immenses hangars numérotés le long de routes parallèles, cette E-Valley pourrait s’appeler le Hollywood des objets ! 54 terrains de football alignés Des hangars, des chariots partis remplir l’arrière des camions. Destination de livraison : la France et l’Europe du Nord. David Taieb est l’inventeur et le directeur de ce parc logistique. Comme il le souligne, la particularité d’E-Valley c’est de tout réunir, de la fabrication des cartons à l’école de chauffeurs de poids lourds : « La pandémie, dit-il, ne fera pas disparaître les boutiques mais désormais on s’y rendra pour d’autres services. Aujourd’hui, le consommateur exige la rapidité tout autant que la qualité du produit. Nos premiers clients sont déjà sur place. Il y a par exemple une entreprise de vêtements d’enfants, partenaire de Nike. Sur site, nous leur faisons bénéficier d’un atelier de reconditionnement des invendus ou des articles retournés par les consommateurs. » Le commerce du monde d'après... Covid-19 Nous avons contacté plusieurs experts de la logistique. Tous nous l’ont affirmé : cette E-Valley n’est pas contradictoire avec ce monde d’après dont on a pourtant tant parlé en pleine crise sanitaire, un transport respectueux de la planète avec de futurs entrepôts de petite taille, plus proches des centres-villes. Laurent Desprez dirige le transport chez Eurologistic. Selon lui, la crise du coronavirus n’a fait en réalité qu’accélérer la nouvelle façon de consommer, être livré chez soi et le plus vite possible : « Le transport et la logistique d’E-Valley ont été conçus dans un effort écologique. D’abord parce que cette nouvelle plateforme est proche de la Seine. Les commerçants pourront utiliser le fleuve avec une connexion directe aux grands ports de Belgique et des Pays-Bas. C’est en réduisant les trajets par camions qu’on contribue au bien-être de la planète. » Des embauches à la clé Le secteur de la logistique est un secteur qui embauche. Gestion des équipes, techniciens du stockage, gardes de sécurité, chauffeurs de camions, conducteurs de trains ou informaticiens. Comme le souligne Éric Petit, fondateur d'Écologie-Logistique, derrière le transport d’un colis se cache tout un système méconnu du grand public : « C'est un domaine en plein expansion et passionnant ! Les algorithmes pour les commandes, l'emballage, le traçage du transport et le suivi des colis. Cette chaîne s'informatise de plus en plus. Mais en contrepartie, elle génère de nouveaux métiers ou de nouvelles adaptations professionnelles. Il est vrai qu’on n’achemine pas un vaccin comme on livre une bouteille d’eau ou du parquet pour le sol. Mais cette E-Valley va permettre de regrouper et donc d’optimiser certains trajets. » Le drone, l'avenir d'E-Valley Fidèle à sa vocation européenne, E-Valley vient de signer un partenariat avec l’avionneur Airbus. Demain, le drone comptera dans le transport d'objets. Pour le moment en Europe, seuls les produits de santé sont autorisés, et encore... dans des zones restreintes. Mais vu l'engouement du grand public pour les commandes à distance, gageons que le pari d'E-Valley tient la route.   ► Lien : E-Valley
    8/21/2021
    2:33

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