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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: un mois après la crise de Ceuta, les jeunes migrants marocains attendent toujours

    06/09/2026
    Ils sont près de dix mille qui campent toujours sur les bords de la Méditerranée : des jeunes gens, des adolescents, et même parfois des enfants, auxquels le Nouvel Obs a consacré un reportage. On peut y lire le parcours d'un jeune garçon de 15 ans, qui « lui aussi, voulait une meilleure vie. Alors le 30 juillet, il a laissé passer la nuit jusqu'à l'aube pour que ses parents ne le voient pas, et il a pris la route, comme ça, sans rien sur lui, pas même un maillot de bain. » Après la traversée, poursuit l'hebdomadaire, « il a passé des jours et des nuits à mendier un peu d'eau et de pain sur le sable », avant d'être pris en charge par des associations. Il raconte qu'il « est bien ici, à Ceuta, il s'occupe, il aide. Tout plutôt que de rentrer chez lui : "Il n'y a rien là-bas pour nous, pas d'argent, pas de travail, pas d'avenir. Rien du tout" », confie-t-il amèrement, dans les lignes du journal.
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    Une histoire qui fait écho à beaucoup d'autres à Ceuta
    Sur ce petit rocher de 18 kilomètres carrés, qui « a toujours fait briller les yeux de la jeunesse marocaine, avec ses murailles royales, son casino et ses boutiques détaxées. Mais la carte postale ne montre pas la misère de ceux qui viennent s'y échouer », contraste le Nouvel Obs. Et pour ceux-là, « la fatigue après vingt-six jours passés dehors marque les traits. Les plus chanceux ont une tente ou un duvet, les autres fabriquent chaque soir leur abri pour la nuit », relate l'hebdomadaire. Ils ont « entre 8 et 35 ans, des pauvres mais aussi de plus en plus de filles et d'étudiants. » Ils partent « pour trouver un travail et un avenir, mais aussi pour le geste, le symbole, analyse le Nouvel Obs, la fuite comme une résistance à l'autorité, le mouvement contre les blocages imposés par une classe politique sclérosée » au Maroc.
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    La guerre « pour la gouvernance du football mondial »
    Deux forces s'affrontent : d'un côté l'UEFA, l'ensemble des fédérations européennes, et de l'autre, « au cœur des critiques de la presse et des fans, le tout-puissant président de la Fifa, Gianni Infantino », commente l'Express. Un conflit qui couvait depuis des années, « d'abord fait d'animosités personnelles », mais la véritable explosion se produit après le mondial de cet été : fin juillet, des révélations sont faites sur le projet de Gianni Infantino d'ouvrir les activités commerciales de la Fifa aux investisseurs extérieurs. C'est « une déflagration dans le football planétaire », raconte l'hebdomadaire dans ses pages, et l'UEFA monte au front. À la tête de la révolte, l'organisation « démontre sa puissance et son savoir-faire diplomatique. Pour la première fois de son histoire, ses 55 membres parlent d'une seule voix, que ce soit pour condamner le président de la Fifa, ou menacer de boycotter la prochaine Coupe du monde. » 
    « Mais Gianni Infantino n'est toujours pas rentré au vestiaire », prévient l'Express. Au contraire, il fait le ménage dans ses rangs, réunit ses soutiens, et maintient sa stratégie en vue d'une réélection à son poste : celle de « promettre toujours plus de retombées économiques aux fédérations nationales. Il sait les petits pays du football particulièrement sensibles à cet argument. » De l'autre côté, l'UEFA ne peut pas déclencher un vote de défiance contre le patron de la Fifa. « La marge d'erreur est trop grande, explique le journal, et il ne faut pas sous-estimer l'image des fédérations européennes auprès du reste du monde : souvent perçues comme arrogantes et égoïstes, voire néo-colonialistes. Gianni Infantino va miser là-dessus, bien décidé à jouer les prolongations, résume l'Express, sans doute jusqu'aux tirs au but. »
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    A-t-on perdu le contrôle de l'Intelligence artificielle ? 
    Le 1 se pose cette question en titre de son édition de la semaine. Des problèmes de désinformation, à l'attachement émotionnel aux chatbots, le journal aborde le sujet sous plusieurs facettes dans ses pages, dont celle de l'éducation. Il donne la parole à la chercheuse en IA, Laurence Devilliers, qui s'inquiète de la place de plus en plus importante de l'intelligence artificielle à l'école. « Là où le professeur choisit, sélectionne les connaissances, les adapte à ses élèves, l'IA déverse en continu (...) une profusion d'informations non triées, et non assimilables. Elle comble le vide, mais ne permet pas à l'enfant d'apprendre. »
    On peut lire le même constat dans les colonnes de La Croix Hebdo, qui consacre un dossier au sujet, et qui raconte même que, face à cet usage massif de l'IA par les élèves, « plusieurs enseignants se retrouvent de fait acculés à devoir expliciter le sens même de l'apprentissage, autrement dit l'intérêt de l'école. Ce à quoi doit mener l'école, c'est la nécessité d'être en société pour apprendre : pas chaque élève devant son robot », témoigne un enseignant, dans les pages du journal. En résumé, pour apprendre, rien ne vaut une bonne vieille salle de classe, car comme nous le rappelle le 1 : « on en a tous fait l'expérience, on ne retient pas ce que nous dit l'IA. »
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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: Présidentielle 2027, l’hypothèse François Hollande se précise

    30/08/2026
    Il n’est pas candidat, du moins pas encore, et pourtant la presse lui ouvre déjà ses colonnes en grand… « Et si c’était encore lui ? » se demande le Nouvel Obs. « Il est en campagne permanente, ajoute l’hebdomadaire. Il consulte à tout va, multiplie les déplacements, les interviews, les podcasts en tous genres ».
    Sa stratégie : « Incarner un recours pour une gauche réformiste sans tête d’affiche ni plan de bataille ». Concrètement, un local de campagne est en passe d’être loué en plein cœur de Paris. Pas question toutefois de se précipiter. « À l’écouter, il est même urgent d’attendre ». Il déclare ainsi : « Celui qui a la maîtrise du temps à un avantage ».
    Il faut dire, remarque le Nouvel Obs, que « François Hollande est peut-être l’une des personnalités politiques préférées des Français, mais il ne recueille pour l’heure, dans le meilleur des sondages, que 8% des intentions de vote ». En attendant, l’ancien président prépare le terrain et sort un livre intitulé Unir.
    Être prêt
    C’est à l 'occasion de la sortie de ce livre, qu’il fait la Une du Point. Photo d’un homme souriant avec ce titre « L’embusqué ». Ce livre, le Point, qui a rencontré François Hollande, l’interprète comme « un nouveau pas vers une candidature à la présidentielle ». Alors l’hebdomadaire lui pose franchement la question. Son livre est-il « un livre de candidature ? »
    Ce à quoi François Hollande répond subtilement : « C’est un livre qui prépare la présidentielle de 2027. Notre devoir, c’est d’être prêts. Jamais depuis le début de la Vème République, l’enjeu n’a été aussi lourd pour la France, l’Europe et le monde. »
    Le Point l’interroge aussi sur ce qui pourrait être son programme. Il ne reviendra pas à la retraite à 62 ans, « l’âge légal sera aux alentours de 63 ans ». « Il refuse le relèvement du SMIC (le salaire minimum) et défend l’idée d’une « écologie productive », « d'une électrification massive des usages et une isolation de nos logements au nom de "l’habitabilité" ». 
    Prédateur politique
    Marianne consacre également un article à François Hollande, quelques lignes seulement mais pleines de venin. François Hollande, « Le vautour de Tulle », titre Marianne. Tulle, le fief électoral de l’ancien président. « On a beau le voir venir de (très) loin, ajoute l’hebdomadaire, il n’en reste pas moins un redoutable prédateur politique, tenant à la fois du chasseur à l’affût et du charognard ».
    Marianne, qui ne donne pas cher des chances de l’ancien président : « En admettant que les circonstances lui permettent de fondre sur l’espace social-démocrate, nous dit l’hebdomadaire, le vautour de Tulle aura encore deux problèmes de taille à résoudre : un passif politique difficile à solder pour convaincre au-delà de sa famille politique, et un projet pour le pays quasi inexistant ». 
    Sondage
    François Hollande obtient entre 7,5 et 8% des intentions de vote dans le sondage publié aujourd’hui par la Tribune Dimanche. Un sondage qui donne Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, largement en tête avec entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote.
    Si l’on ajoute à ce résultat les scores des deux autres candidats de l’extrême droite Nicolas Dupont-Aignan, et probablement Éric Zemmour, « le bloc extrême droite dépasse le seuil des 40% », constate la Tribune Dimanche. « Après dix ans de macronisme, estime Bruno Jeudy dans son éditorial, il flotte comme un parfum de 1981 et une envie de radicalité ».
    L’éditorialiste craint visiblement que le centre-droit ne fasse pas le poids : « À force de vouloir gagner seuls (dit-il), les ambitieux du centre-droit (il a cité plus haut les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal) pourraient surtout finir spectateurs d’un second tour Mélenchon-Le Pen ».
    Que recommande l'IA ?
    Quel rôle l’intelligence artificielle pourrait-elle jouer dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027 ? Question posée par l’Express, qui annonce : « 3% des électeurs seraient prêts à voter pour le candidat recommandé par l’IA, selon une étude de l’IFOP… »
    3% c’est peu, mais ça représente tout de même « environ 1,5 million d’électeurs », signale l’Express. Et « ce n’est pas rien, lorsque l’on sait que Jean-Luc Mélenchon a raté la marche du second tour, en 2022, d’environ 400 000 voix », rappelle Frédéric Dabi, le directeur général Opinons de l’IFOP.
    L’Express s’attarde également sur les nuances : la proportion d’électeurs prêts à solliciter l’avis de l’intelligence artificielle « grimpe à 8% chez les 25-34 ans et à 11% chez les 18-24 ans ». Cela étant, modère l’Express, la confiance en l’IA est loin d’être unanime, notamment lorsque l’on parle de la campagne électorale... « Une grande majorité des Français (86%) craint que l’IA soit instrumentalisée dans le but d’influencer le résultat de la prochaine élection suprême ».
  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: la gauche dispersée avant l’élection présidentielle en France

    23/08/2026
    La gauche française est dispersée... Elle serait même « en mode survie », si l’on en croit la Tribune Dimanche. « À huit mois du premier tour de la présidentielle, explique le journal, la gauche non mélanchoniste n’est pas encore parvenue à proposer une candidature assez solide, pour concurrencer le chef des Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) ».  
    Article accompagné d’une photo de l’ancien président socialiste François Hollande (pas encore candidat mais qui pourrait le devenir) discutant avec Raphaël Glucksmann, le député européen de Place Publique qui doit en principe se déclarer officiellement candidat ce dimanche. Candidature qui, nous dit la Tribune Dimanche, « devrait s’inscrire dans le cadre de la primaire des socialistes prévue en octobre ».
    Mélenchon en tête
    Mais pour l’heure, c’est bel et bien Jean-Luc Mélenchon qui fait la course en tête. Il est « crédité d’environ 15 % des intentions de vote au premier tour », rappelle la Tribune Dimanche qui ajoute : « Rien dans le paysage actuel, ne semble pouvoir l’arrêter, et c’est bien là le problème ».
    Il est clair que le journal ne porte pas le candidat insoumis dans son cœur, l’accusant de vivre « de la confusion », ajoutant que son « invraisemblable programme "L’avenir en commun", le même depuis quinze ans, est un slogan qui claque, taillé pour les meetings » mais « qui masque des propositions aussi datées que dangereuses ». Pour la Tribune Dimanche, « l’enjeu pour les socialistes français n’est peut-être plus de gagner mais d’empêcher : empêcher Mélenchon d’atteindre le second tour ». 
    Une seule union possible
    Le Journal du Dimanche, lui, s’est rendu à l’université d’été de la France Insoumise, qui se déroule ce week-end dans le sud de la France. « Les Insoumis ont transformé leur université d’été en camp d’entraînement pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Seule union possible : se ranger derrière leur candidat », annonce le Journal du Dimanche.
    « On a proposé une nouvelle alliance populaire aux Écologistes, aux communistes, déclare Manuel Bompard, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, on n’a pas de temps à perdre dans des palabres sans fin, des réunions dans lesquelles on n’a ni candidat ni programme ». « La porte est ouverte mais la maison est déjà meublée, commente le JDD, l'avenir de la gauche semble déjà écrit : Mélenchon d’abord, l’union ensuite ». 
    La Chine toujours ambitieuse
    La Chine est-elle en passe de devenir la première puissance technologique mondiale ? C’est ce que donne à penser le dossier du Point cette semaine. « Vous n’avez encore rien vu », s’exclame l’hebdomadaire, qui publie un dossier sur les progrès de la Chine qui (nous dit-on) « veut doubler l’Amérique pour devenir la première puissance technologique au monde ». Le Point s’enthousiasme et nous parle des « inventeurs géniaux » qui font progresser la Chine… . « Industrie, automobile, informatique. Leurs trouvailles sont en train de bousculer des pans entiers des sciences et de l’économie, dans un pays qui fait de la puissance technologique un levier géopolitique majeur ». 
    Il y a toutefois une part d’ombre, au-dessus de ces succès technologiques… « Tout n’est pas aussi rose que le proclame le Parti communiste chinois », remarque le Point. « À Schenzen, les révolutions technologiques successives laissent sur le carreau de nombreux talents ».
    Une entrepreneure raconte que « son mari a été limogé de chez Tencent (géant technologique chinois) parce qu’à 40 ans, ses supérieurs l’ont estimé trop âgé ». « Il faut dire que les bras ne manquent pas », précise le Point. « En 2025, les universités chinoises ont formé environ un million et demi d’ingénieurs. Le chômage reste élevé et le droit du travail est impitoyable ». 
    Les Haïtiens sans travail aux États-Unis
    Aux États-Unis, la Floride connaît une pénurie de main-d’œuvre. C’est Courrier International qui nous signale cette pénurie et qui explique : « La Floride regrette déjà ses travailleurs haïtiens… Privés de leur statut de protection temporaire par l’administration Trump, les Haïtiens réfugiés aux États-Unis ne peuvent plus travailler, dans l’hôtellerie, la sécurité ou les services à la personne ».
    Le Miami Herald a rencontré un employé de ménage haïtien de 70 ans qui travaillait à l’aéroport depuis 19 ans. « Après avoir perdu le statut de protection temporaire accordé aux réfugiés, qui lui permettait de travailler en toute légalité aux États-Unis, son habilitation de sécurité lui a été retirée en juillet. (…) Pour la première fois de sa vie, explique le Miami Herald, il s’est retrouvé sans emploi ».
    Et « il est loin d’être un cas isolé », précise le journal. Selon une estimation de l’université Princeton, « environ 52 000 Haïtiens bénéficiaires du statut de protection temporaire travaillaient jusqu’à présent dans le sud de la Floride ».
    Aux États-Unis, ce sont en tout plus de 300 000 Haïtiens qui viennent de perdre leur statut de protection et qui risquent l'expulsion vers leur pays d'origine.
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    À la Une: la chute mondiale de la natalité à l'horizon 2050

    16/08/2026
    « 2050 : comment la démographie va bouleverser l’ordre mondial », titre L’Express qui sonne l’alarme : « La chute mondiale de la natalité plonge l’humanité dans une situation historique. D’ici à 2050, les bouleversements politiques, économiques et géopolitique seront nombreux… » Ce qui conduit l’hebdomadaire à tirer le signal d’alarme. Citant le Japon, avec une démographie en berne, comme d’autres pays « riches », la France notamment.
    Dans ces conditions, la question de l’immigration devient cruciale. L’Express s’intéresse donc à l’Afrique, « le dernier grand réservoir d’immigration », nous dit-on. « Lentement mais inexorablement, ajoute l’hebdomadaire, la "jeune Afrique", de plus en plus d’origine subsaharienne, va continuer à changer la donne démographique sur le Vieux Continent, comme elle l’a fait depuis un demi-siècle ».
    Toutefois, remarque L’Express, « les Cassandre de "l’invasion" escamotent facilement le fait que la plupart des migrants africains restent sur leur continent (…), ils quittent leur pays pour s’installer dans un autre pays africain, mieux loti ». Par exemple, la Côte d’Ivoire ou l’Afrique du Sud… 
    « Le président s'amuse »
    La Une de Paris Match fait couler beaucoup d’encre… On y voit une photo d'Emmanuel Macron en jet ski, jambes nues, bras musclés, lunettes de soleil imposantes, regardant l’objectif. Une photo qui fait l’objet de nombreuses railleries sur les réseaux sociaux, et met en colère certains journaux français.
    Cette semaine, Libération s’exclamait : « On a d’abord cru à une fausse Une de magazine people ». Le Parisien a, lui aussi, remarqué cette photo, « vivement critiquée par les opposants politiques du président qui lui reprochent des occupations de vacances déconnectées des Français ».
    « Vous avez vu mon gros jet ski comme il va vite ? », s’est moquée Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui, sur X, « a mis en parallèle la photo de Paris Match, "avec les morts causés par cinq canicules, une sécheresse et des incendies historiques" ».
    Libération évoque aussi la réaction d'Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste : « Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n'a pas pu partir en vacances, le président s'amuse en jet ski à Brégançon. C'est ça le message ? C'est très réussi ».
    Paparazzis
    Une autre photo de Paris Match fait également polémique. Toujours en Une de l’hebdomadaire, mais en petit format, on voit Raphaël Glucksmann, probable futur candidat à l’élection présidentielle et sa compagne la journaliste Léa Salamé, s’embrasser, debout, dans l’eau, la Méditerranée semble-t-il.
    Là encore, Libération s’emporte : à l’intérieur de Paris-Match, nous dit-on, « un roman photo de huit pages avec de (fausses ?) photos volées et des légendes ridicules : "Il la retient dans le courant, mais pour se préparer au gros temps politique, il peut compter sur elle, son "meilleur coach" ».
    Libération ne décolère pas et s’adresse aux responsables politiques : « Qu’ils se posent la question de pourquoi la distance s’est créée entre eux et une grande majorité de la population. Ce n’est pas en jouant la comédie pour des paparazzis qu’on gagne une élection présidentielle ».
    L'expérience est-elle un atout ?
    L'élection présidentielle qui aura lieu au printemps 2027 intéresse déjà la presse internationale. Courrier International nous signale un article de Die Zeit. L’hebdomadaire allemand constate ainsi « qu’un nombre étonnamment élevé de candidats, ou pressentis comme tels pour l’élection présidentielle de 2027, ont déjà exercé des fonctions gouvernementales, voire plus ».
    Allusion à l’ancien président François Hollande, dont la photo, riant aux éclats, illustre l’article. Mais, se demande Die Zeit, « avoir trop d’expérience peut-il être néfaste en politique ? », ajoutant aussitôt : « Pourtant, l’expérience engendre la confiance... Après tout, lorsqu’on monte dans un avion, on espère que ce n’est pas la première fois que le ou la pilote prend place dans le cockpit ». Et François Hollande, lui « sait piloter », remarque Die Zeit, qui semble donc avoir une nette préférence pour l’ancien président socialiste (qui ne s’est toutefois pas encore officiellement déclaré candidat).
    Mais l'hebdomadaire ne place pas l’expérience par-dessus tout. « Certains candidats, estime Die Zeit, semblent tellement appartenir à une autre époque qu’il faut accompagner leur nom d’une note en bas de page avec des informations biographiques, et pas seulement pour les jeunes électeurs ». Dans le viseur de l'hebdomadaire : Dominique de Villepin, « locataire de Matignon il y a vingt ans, sous la présidence de Jacques Chirac » …
    L’hebdomadaire met aussi en garde contre le « trop d’expérience », et prend pour exemple l’ex-chancelière allemande Angela Merkel, « restée 16 ans à la tête du pays », et que visiblement il ne porte pas dans son cœur. « Avec le recul, accuse Die Zeit, on voit mieux à quel point la stabilité que promettait son expérience était trompeuse ».
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    À la Une: Vladimir Poutine est-il en train de perdre la guerre contre l'Ukraine?

    09/08/2026
    Deux versions s’opposent dans la presse dominicale. Pour la Tribune Dimanche, tout d'abord, pas de doute : « L’Ukraine reprend la main sur la guerre face à la Russie ». « Il y a un an, explique le journal, l’Ukraine semblait condamnée à subir les choix de Washington et les exigences de Moscou. Ses succès sur le front, ses frappes en Russie et son avance dans la guerre des drones lui ont redonné l’avantage. »
    La Tribune Dimanche salue notamment ce qu’elle appelle « l’une des grandes réussites de [Volodymyr] Zelensky, une armée certes moins nombreuse mais plus agile et innovante, capable de frapper loin et de rendre extrêmement coûteuse l’offensive russe ».
    Courrier International est moins optimiste pour l'Ukraine et parle « d’un tournant tragique ». « À l’approche du 5e hiver de guerre (nous dit-on), Moscou va certainement chercher à plonger l’Ukraine dans le noir. » Courrier International s’inspire notamment du Kiev Independent. Le journal ukrainien rappelle « qu'une grave pénurie en matière de défense aérienne expose Kiev aux missiles balistiques russes », ce qui aboutit « à des frappes plus meurtrières et plus dévastatrices ».
    La question des missiles intercepteurs Patriot est cruciale. « L’arsenal de Kiev est épuisé, remarque Courrier International. Or l'Ukraine n’en recevra pas de nouveaux, les réserves américaines ayant elles-mêmes fondu, en raison notamment de la guerre contre l’Iran ».
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    Menaces sur les exilés palestiniens
    Le Nouvel Obs a rencontré des artistes palestiniens exilés et menacés en France. Parmi eux, Raed Issa, un plasticien, qui a réussi « à réunir les 5 000 dollars par personne exigés par une agence égyptienne qui monnaie à prix d’or les passages vers le Caire ».
    « En France, raconte le Nouvel Obs, Raed Issa pense "enfin respirer" ». Mais « le réveil est brutal. Un matin à la fin de l’été 2025, des appels le tirent de son sommeil. Au bout du fil, la directrice de l'École supérieure d'art d’Aix-en-Provence (où il est en résidence). Elle et des proches sont paniqués. Une violente campagne de diffamation le cible sur les réseaux sociaux. Lancée par le compte anonyme pro-israélien Sword of Solomon, et relayée par des groupuscules identitaires, cette campagne l’accuse d’être un terroriste infiltré ».
    « Une autre fois, poursuit le Nouvel Obs, son visage est placardé comme une affiche de criminel recherché. » « Sortir mes enfants de Gaza pour les protéger de la mort et finir par trembler pour leur sécurité en France, c’est d’une terrible cruauté », soupire Raed Issa.
    À lire aussiUne commission estime que le militant palestinien Ramy Shaath ne doit pas être expulsé de France
    « Je dis que je suis libanais »
    Autre témoignage, celui du cinéaste Amer Nasser, qui « refuse d’être photographié par crainte de montage malveillant ou d’être pris à partie dans la rue ». Il s’explique : « Je reçois sur mes réseaux sociaux des commentaires qui me disent : "Qu’est-ce que tu viens faire en France ? Va-t’en en Arabie saoudite." J'en suis arrivé à un stade où je dis que je suis libanais. Cela m'évite des problèmes. »
    Quant à la poétesse palestinienne Nour Elassy, elle aussi réfugiée dans l'Hexagone, elle se demande : « La France ne voit-elle pas que les tueries et le blocus continuent à Gaza ? »
    Ceci étant, la France a cessé d'accueillir des artistes et des scientifiques palestiniens, après l'expulsion, l'été dernier, d'une étudiante palestinienne accusée d'avoir fait l'apologie du terrorisme. « Une punition collective », accuse le Nouvel Obs, alors que la chercheuse Marion Slitine dénonce « un climat de suspicion généralisée qui pèse sur tout Palestinien ou soutien à la Palestine ».
    Le rêve d'une jeunesse éternelle
    « Peut-on vraiment rajeunir ? » C’est l’hebdomadaire Le Point qui pose la question à sa Une, cette semaine, et qui nous parle des tendances du moment en matière de chirurgie esthétique. « Finis les traits figés et les injections à outrance. Chirurgie et médecine esthétique misent désormais sur des méthodes plus discrètes », explique Le Point, qui met notamment en avant le « deep plane facelift », qu’on pourrait traduire par « lifting en profondeur ».
    Une technique à laquelle a « probablement » recours Brad Pitt, ce qui expliquerait pourquoi l’acteur sexagénaire affiche un visage de jeune homme, ou presque. Plus sérieusement, « une autre révolution se trame, loin des miroirs et des salles d’opération », raconte Le Point.
    « En juin 2026, un patient a pour la première fois suivi une thérapie génique destinée à reprogrammer partiellement les cellules de son nerf optique », explique l’hebdomadaire. « Un premier pas, encore fragile, vers une hypothèse vertigineuse : restaurer, un jour, la vitalité d’organes que l’âge a abîmés ». Alors, chirurgie esthétique ou thérapie génique ? Pour Le Point, « l’une veut adoucir ce que le temps inscrit sur les visages ; l’autre rêve de mener un combat à la source, dans l’intimité des cellules. Mais l’obsession est la même : ne pas se résigner tout à fait à l’inéluctable ».
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Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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