Revue de presse des hebdomadaires français

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- C’est une combattante, qui ne baisse jamais les bras. La preuve, son livre de témoignages Une femme ne renonce jamais, qui paraît aux éditions Robert Laffont, dans lequel la célèbre militante des droits humains raconte sa vie en prison. « Un livre miraculé », nous dit M, le supplément du Monde : « Actuellement en résidence surveillée, l’opposante iranienne de 54 ans, a rédigé son autobiographie alors qu’elle était encore en prison ».
Un texte, précise M,« qu’elle a fait parvenir à sa famille au péril de sa vie ». Dans ce texte, qu’elle a commencé à écrire en 2017, Narges Mohammadi revient notamment sur ce 6 octobre 2023, quand l’annonce de son prix Nobel lui parvient. Ses codétenues « se sont mises à scander "Femme, Vie, Liberté !". Toute la prison s’y est mise, on applaudissait, on sifflait (raconte-t-elle). On me couvrait de baisers, on m’embrassait, des larmes de joie coulaient sur mes joues. Nous avons envahi la cour et nous avons formé un grand cercle en nous tenant par la main. Nous avons dansé et chanté la version farsie de "Bella Ciao" ».
D’une santé fragile, Narges Mohammadi « a été victime d’une crise cardiaque, au printemps dernier, pendant les bombardements israélo-américains », rappelle le Nouvel Obs. Bien que séparée depuis de nombreuses années de son mari et de ses deux fils qui vivent en exil, Narges Mohammadi ne baisse pas les bras. « Malgré des années de souffrance, écrit-elle, je n’éprouve ni regret ni remords pour ce que j’ai sacrifié au nom de la justice (…) Je suis une femme. Et une femme ne renonce jamais. »
Les premiers enseignements de la visite du pape en France
La presse de ce dimanche est aussi enthousiaste que les journaux cette semaine. « Paris valait bien une messe » titre le Parisien Dimanche, ajoutant que « Léon XIV a célébré une messe XXL sur la place de la Concorde et sur les Champs-Elysées, devant 800 000 personnes ».
« Aucun autre homme sur la planète ne peut rassembler à ce point », s’exclame le Parisien Dimanche, « c’est peut-être la grande leçon qui doit interroger en ces temps si troublés : le spirituel ferait-il désormais office de refuge dans un pays pourtant profondément attaché à sa laïcité ? »
La Tribune Dimanche, de son côté, parle de « trêve papale », et juge que « la venue du pape rassemble, fédère, relie nos compatriotes ». « Qui, à part le souverain pontife, est capable de réunir un million de personnes en deux jours à Paris, et cela sans déclencher de polémiques ou de violences ? », questionne la Tribune Dimanche, alors que le Journal du Dimanche, estime, lui, que « le pape rend le sourire à la France ».
Laïcité et catholicisme
Que de cette visite du pape à l’étranger ? C’est ce qu’a voulu savoir Courrier International, selon lequel l’affluence à la messe de la place de la Concorde, à Paris, « illustre la relation particulière de la France laïque avec le catholicisme ». Courrier International a notamment relevé les propos tenus dans le quotidien italien la Republica, qui parle « d’un regain de religiosité dans une France laïque et sécularisée ». A Londres, le Times relève « un véritable paradoxe : bien que la fréquentation des églises soit en baisse, plus de 32 millions de Français – soit près d’un sur deux – "se sentent attachés au catholicisme", selon un récent sondage », explique le quotidien britannique.
Là-haut
Le Point met à l’honneur une Française, qui vit actuellement… 400 kilomètres au-dessus de la Terre... « Sophie Adenot, héroïne de l’espace », titre l'hebdomadaire. « Première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire, l’astronaute détient le record européen de la plus longue mission spatiale habitée », précise le Point. Elle est, en effet, « la première française » à être « sortie dans le vide » à trois reprises. Elle qui vient de « dépasser le record de plus de 200 jours en orbite établi en 2020 par l’Italien Luca Parmitano ».
Interrogée depuis la Station spatiale Internationale, Sophie Adenot raconte notamment la sensation éprouvée, au moment de se lancer dans le vide, en utilisant cette comparaison : « Quand on est dans une voiture et qu’on voit, une falaise juste là, on se sent en sécurité parce qu’on est dans la voiture. Etre en sortie extravéhiculaire, c’est ouvrir la porte et se retrouver directement les pieds au bord de la falaise ».
Mais l’astronaute française aime ça, et quand elle est interrogée sur son « envie de repartir », elle déclare : « Tous les voyages spatiaux dont vous me parlerez, j’aurai toujours le sourire jusqu’aux lèvres. » Elle ne veut toutefois pas monopoliser l’attention : « Je suis consciente, dit-elle, qu’il y a un temps pour la récupération et un temps pour les autres, puisqu’on est nombreux dans le corps des astronautes européens. Donc, chacun son tour ». - C'est une petite musique que l'on entend depuis plusieurs années, celle des dangers de l'IA pour les sociétés. Mais elle s'est muée en cri d'alarme depuis quelques jours, après ce message pour le moins inquiétant, de Jacob Coxon, chercheur passé par Anthropic et OpenAI, qui annonçait sa démission, et dans le même temps que les entreprises du secteur jouaient « à la roulette russe avec nos vies ».
Le Point a décidé d'en faire son dossier de la semaine, et de revenir sur cette déflagration, notamment en se penchant sur les périls qui peuvent effectivement nous menacer avec l'IA. Parmi les hypothèses qu'il développe, celle tout d'abord qu' « une IA optimisera ses objectifs sans compassion ni morale humaine », selon un expert interrogé par le journal et elle pourrait même considérer que les limites à leurs progrès ce sont les humains eux-mêmes.
Le danger d'une attaque biologique
« Durant l'été, des chercheurs (...) ont annoncé avoir créé 16 virus inoffensifs grâce à l'IA », raconte le Point, ce qui laisse imaginer ce qui pourrait se passer le jour où elles en créeraient des dangereux. Et le risque d'une guerre nucléaire est une question prise au sérieux : le pouvoir de décider sans IA est au cœur des réflexions des armées, mais selon un expert français cité par l'hebdomadaire, « en réalité il n'y a que peu de scénarios dans lesquels une IA autonome aurait intérêt à (...) déclencher une apocalypse nucléaire. Nous voilà rassurés », conclut le Point non sans une pointe de sarcasme.
Le Nouvel Obs s'intéresse au choc des générations à la gauche de la politique française
Près d'un jeune sur deux peut voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, un choix qui bouscule les parents, et provoque des débats musclés au sein des familles. Le journal s'est intéressé aux raisons qui poussent la jeunesse à choisir LFI plutôt que les partis de ses ainés. La première, c'est un sentiment d'urgence. « Les jeunes estiment qu'ils n'ont plus le temps de discuter indéfiniment, de négocier. Les congrès, les motions (...), les réunions interminables qui accouchent de compromis parfois illisibles constituent presque un repoussoir. Le PS en offre, aux yeux de ces jeunes, la caricature parfaite », résume un politiste dans les pages du Nouvel Obs.
« Les générations se distinguent aussi par les combats qui les ont fait rentrer dans l'espace public. Pour celle qui arrive aujourd'hui à l'âge adulte, les matrices de politisations ne sont plus celles de ses ainés. Elles s'appellent antiracisme, Gaza, MeToo, droits LGBT ou urgence climatique. Autant de combats qui ont en commun d'appeler moins le compromis que la rupture et sur lesquels LFI a su occuper l'espace », analyse l'hebdomadaire.
Cette évolution permet aussi de comprendre pourquoi Raphaël Glucksmann par exemple, peine davantage auprès de la jeunesse. Pour le Nouvel Obs, il « paie son image de réformiste. Une vertu pour ses électeurs, un synonyme d'impuissance pour une partie de la jeunesse. Le raisonnement tient en une phrase : regardez où le compromis a conduit le monde. Donc, il faut rompre ». Et le journal de conclure par cet avertissement : « Avis aux familles de gauche : dans les prochains mois, les repas du dimanche risquent d'être animés ».
La population française est-elle donc plus divisée que jamais ? C'est la question que Le 1 a posé à deux chercheurs dans un long entretien, et selon leur avis, pas tant que cela. Ce qui a changé, « ce n'est pas tant la polarisation de l'opinion que la façon dont elle s'exprime (...) Nos divisions se manifestent davantage qu'auparavant à travers le registre de l'émotion », explique une sociologue, qui rappelle qu' « il est bien normal qu'une société démocratique soit divisée. Si tout le monde semblait d'accord, ce serait le signe que nous vivons dans une société totalitaire ». Et quant à ce conflit entre générations, « il n'empêche pas les gens de souhaiter vivre ensemble ».
La Croix Hebdo revient sur le combat contre la peine de mort d'une religieuse étasunienne
Le portrait de sœur Helen Prejean, une religieuse étasunienne qui a passé sa vie à combattre la peine de mort, et qui continue de le faire à plus de 80 ans. Elle est convaincue que ce châtiment, toujours en vigueur aux États-Unis, est voué à disparaitre, « cela prendra encore des années mais nous y arriverons », affirme-t-elle dans les pages de La Croix.
Pendant des décennies, elle a accompagné des condamnés jusqu'à leur exécution, et a même interpellé l'ancien pape Jean-Paul II sur le sujet. Elle raconte les racines de son combat, et ce qui la pousse à continuer. « Pour moi, explique-t-elle, exécuter quelqu'un, cela revient à légaliser la haine. La peine de mort c'est un assassinat sponsorisé par l'État ». Elle évoque aussi les paramètres discriminatoires de la justice étasunienne, que ce soit en terme de couleur de peau ou de classe sociale : « vous ne trouverez jamais une personne riche dans le couloir de la mort. Nous avons d'ailleurs un slogan célèbre outre-Atlantique : "Pas de peine capitale pour ceux qui ont du capital" Tout est dit ! ». Et s'il devait y avoir une chose à retenir, c'est le conseil que nous donne sœur Helen Prejean, quand le journal lui demande comment elle arrive à garder l'espoir dans ce monde parfois bien sombre : « Faites quelque chose de modeste on s'en fiche, mais faites ! C'est comme cela que, peu à peu, on transforme le monde. (...) L'espoir, c'est une pratique : il faut s'y entrainer ». - C’est le titre d’un article du Point, qui s’interroge sur la souveraineté alimentaire de la France, après la canicule qui a touché le pays, tout comme une grande partie de l’Europe cet été. La chaleur extrême « a frappé toutes les filières et toutes les régions. Pour connaître pareil épisode, il faut remonter à la grande sécheresse de 1976, se remémore l’hebdomadaire, ou, plus proche de nous, à celle de 2003. »
« Pour parer au plus pressé, le gouvernement a concocté un plan d’un milliard d’euros – difficile de faire autrement vu l’état des finances publiques, note Le Point, mais après ? Après, la vraie, la seule question demeure : celle de l’adaptation de la ferme France au réchauffement climatique, poursuit l’hebdomadaire, bien sûr, les agriculteurs ne découvrent pas le réchauffement (…) mais la canicule les a pris de court. »
« Si on ne bouge pas, cela nous coûtera chaque année de plus en plus cher », prévient le président d’une association de coopératives européennes, dans les pages du journal, qui évoque alors plusieurs solutions sur la table pour freiner la crise du milieu agricole : la diversification des cultures par exemple. Cultiver plusieurs variétés de légumes et de céréales en même temps « me permet de tenir », confie un agriculteur au Point.
Cependant, « quelles que soient les voies empruntées, il y a un point de passage obligé, tranche le journal, la gestion de l’eau, avec les mégabassines en fond de tableau. » Et si la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, réclame des stockages d’eau depuis des années, un autre syndicat, celui de la Confédération paysanne, objecte dans l’article que « stocker pour stocker ne veut rien dire, si on ne remet pas en cause le modèle d’agriculture intensive ».
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Le journal Marianne s’est intéressé aux coulisses du collectif Némésis
Ce collectif lie les violences faites aux femmes à l’immigration, et lors de son apparition sur la scène publique il y a sept ans, « c’était une première » dans l’univers féministe, « exclusivement associé à la gauche, analyse le média, des jeunes femmes se réclamant à la fois de la défense des droits des femmes et de positions (…) d’extrême droite. »
L’article se penche ensuite sur la structure interne de Némésis, une organisation décrite comme « verticale, voire autoritaire », où les membres du bureau, « médiatisés et en quête de notoriété (…), proviennent de groupes d’extrême droite ou sont liés à des groupuscules radicaux », à commencer par la tête de file du mouvement, Alice Cordier. En plus de ces liens avec l’ultradroite la plus violente, d’anciennes membres témoignent auprès de Marianne de soirées rythmées par des chants et des saluts nazis, ou encore de propos racistes, antisémites et homophobes dans les boucles de conversations des groupes.
Némésis fait donc preuve d’« une idéologie qui justifie tout pour arriver à ses fins, une radicalité d’un autre temps et qui essaime un peu partout en Europe », résume Marianne. Et l’hebdomadaire de conclure sur cette « plongée au cœur du néofascisme français qui pose, in fine, la question suivante : mais que fait le ministère de l’Intérieur ? »
Dans la presse hebdomadaire française, le rêve de l'immortalité
Qui n'a jamais rêvé de tromper la mort, ou au moins de la jeunesse éternelle ? Tout le monde y a déjà pensé, au moins une fois, et les milliardaires de la tech, eux aussi, y pensent. Ils font même plus que ça : ils investissent dans ce rêve. Et « sans surprise, c'est aux États-Unis que le business est le plus développé », avec l'essor du « vitalisme, un courant influant qui veut faire de la lutte contre la mort la priorité de la société, regroupe beaucoup de ces acteurs », précise le Nouvel Obs.
Au sein de cette galaxie, certains n'hésitent pas à servir de cobaye
C'est le cas de Bryan Johnson, multi millionnaire américain et « chef de file des influenceurs longévité », comme l'explique le Nouvel Obs. Sur ses plateformes, il met en scène son mode de vie à grand renfort de dizaines de gélules par jour, de bilans de santé constants et même de transfusions avec le sang de son propre fils. « Mais après avoir annoncé en juin être atteint d'une gastrite auto-immune incurable », raconte l'hebdomadaire, l'influenceur s'est demandé s'il n'était pas allé « un peu trop loin avec toute cette histoire de longévité ». Il n'est pas le seul fortuné à se lancer dans cette aventure. Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, mais aussi Mark Zuckerberg, ont investi des millions de dollars dans des start-up de recherche, et la liste est longue.
En clair « la quête de longévité est surtout le fantasme des puissants », résume le Nouvel Obs, « et pourtant ce sont les personnes défavorisées qui sont le plus affectées par le vieillissement », avec une différence d'espérance de vie jusqu'à 13 ans en France, entre les plus modestes et les plus aisés. Déjà que l'efficacité de ces nouvelles médecines de longévité reste à prouver, « encore faudrait-il qu'elles soient accessibles à tout le monde, ce qui, étant donné la manne financière qu'elles représentent, est loin d'être assuré, objecte l'hebdomadaire, dans un monde (…) où l'espérance de vie en bonne santé devient une question de société majeure, elle ne saurait se résumer à une science au service de quelques privilégiés. » À la Une: un mois après la crise de Ceuta, les jeunes migrants marocains attendent toujours
06/09/2026Ils sont près de dix mille qui campent toujours sur les bords de la Méditerranée : des jeunes gens, des adolescents, et même parfois des enfants, auxquels le Nouvel Obs a consacré un reportage. On peut y lire le parcours d'un jeune garçon de 15 ans, qui « lui aussi, voulait une meilleure vie. Alors le 30 juillet, il a laissé passer la nuit jusqu'à l'aube pour que ses parents ne le voient pas, et il a pris la route, comme ça, sans rien sur lui, pas même un maillot de bain. » Après la traversée, poursuit l'hebdomadaire, « il a passé des jours et des nuits à mendier un peu d'eau et de pain sur le sable », avant d'être pris en charge par des associations. Il raconte qu'il « est bien ici, à Ceuta, il s'occupe, il aide. Tout plutôt que de rentrer chez lui : "Il n'y a rien là-bas pour nous, pas d'argent, pas de travail, pas d'avenir. Rien du tout" », confie-t-il amèrement, dans les lignes du journal.
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Une histoire qui fait écho à beaucoup d'autres à Ceuta
Sur ce petit rocher de 18 kilomètres carrés, qui « a toujours fait briller les yeux de la jeunesse marocaine, avec ses murailles royales, son casino et ses boutiques détaxées. Mais la carte postale ne montre pas la misère de ceux qui viennent s'y échouer », contraste le Nouvel Obs. Et pour ceux-là, « la fatigue après vingt-six jours passés dehors marque les traits. Les plus chanceux ont une tente ou un duvet, les autres fabriquent chaque soir leur abri pour la nuit », relate l'hebdomadaire. Ils ont « entre 8 et 35 ans, des pauvres mais aussi de plus en plus de filles et d'étudiants. » Ils partent « pour trouver un travail et un avenir, mais aussi pour le geste, le symbole, analyse le Nouvel Obs, la fuite comme une résistance à l'autorité, le mouvement contre les blocages imposés par une classe politique sclérosée » au Maroc.
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La guerre « pour la gouvernance du football mondial »
Deux forces s'affrontent : d'un côté l'UEFA, l'ensemble des fédérations européennes, et de l'autre, « au cœur des critiques de la presse et des fans, le tout-puissant président de la Fifa, Gianni Infantino », commente l'Express. Un conflit qui couvait depuis des années, « d'abord fait d'animosités personnelles », mais la véritable explosion se produit après le mondial de cet été : fin juillet, des révélations sont faites sur le projet de Gianni Infantino d'ouvrir les activités commerciales de la Fifa aux investisseurs extérieurs. C'est « une déflagration dans le football planétaire », raconte l'hebdomadaire dans ses pages, et l'UEFA monte au front. À la tête de la révolte, l'organisation « démontre sa puissance et son savoir-faire diplomatique. Pour la première fois de son histoire, ses 55 membres parlent d'une seule voix, que ce soit pour condamner le président de la Fifa, ou menacer de boycotter la prochaine Coupe du monde. »
« Mais Gianni Infantino n'est toujours pas rentré au vestiaire », prévient l'Express. Au contraire, il fait le ménage dans ses rangs, réunit ses soutiens, et maintient sa stratégie en vue d'une réélection à son poste : celle de « promettre toujours plus de retombées économiques aux fédérations nationales. Il sait les petits pays du football particulièrement sensibles à cet argument. » De l'autre côté, l'UEFA ne peut pas déclencher un vote de défiance contre le patron de la Fifa. « La marge d'erreur est trop grande, explique le journal, et il ne faut pas sous-estimer l'image des fédérations européennes auprès du reste du monde : souvent perçues comme arrogantes et égoïstes, voire néo-colonialistes. Gianni Infantino va miser là-dessus, bien décidé à jouer les prolongations, résume l'Express, sans doute jusqu'aux tirs au but. »
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A-t-on perdu le contrôle de l'Intelligence artificielle ?
Le 1 se pose cette question en titre de son édition de la semaine. Des problèmes de désinformation, à l'attachement émotionnel aux chatbots, le journal aborde le sujet sous plusieurs facettes dans ses pages, dont celle de l'éducation. Il donne la parole à la chercheuse en IA, Laurence Devilliers, qui s'inquiète de la place de plus en plus importante de l'intelligence artificielle à l'école. « Là où le professeur choisit, sélectionne les connaissances, les adapte à ses élèves, l'IA déverse en continu (...) une profusion d'informations non triées, et non assimilables. Elle comble le vide, mais ne permet pas à l'enfant d'apprendre. »
On peut lire le même constat dans les colonnes de La Croix Hebdo, qui consacre un dossier au sujet, et qui raconte même que, face à cet usage massif de l'IA par les élèves, « plusieurs enseignants se retrouvent de fait acculés à devoir expliciter le sens même de l'apprentissage, autrement dit l'intérêt de l'école. Ce à quoi doit mener l'école, c'est la nécessité d'être en société pour apprendre : pas chaque élève devant son robot », témoigne un enseignant, dans les pages du journal. En résumé, pour apprendre, rien ne vaut une bonne vieille salle de classe, car comme nous le rappelle le 1 : « on en a tous fait l'expérience, on ne retient pas ce que nous dit l'IA. »
À lire aussiIA, la diplomatie au bout du câble- Il n’est pas candidat, du moins pas encore, et pourtant la presse lui ouvre déjà ses colonnes en grand… « Et si c’était encore lui ? » se demande le Nouvel Obs. « Il est en campagne permanente, ajoute l’hebdomadaire. Il consulte à tout va, multiplie les déplacements, les interviews, les podcasts en tous genres ».
Sa stratégie : « Incarner un recours pour une gauche réformiste sans tête d’affiche ni plan de bataille ». Concrètement, un local de campagne est en passe d’être loué en plein cœur de Paris. Pas question toutefois de se précipiter. « À l’écouter, il est même urgent d’attendre ». Il déclare ainsi : « Celui qui a la maîtrise du temps à un avantage ».
Il faut dire, remarque le Nouvel Obs, que « François Hollande est peut-être l’une des personnalités politiques préférées des Français, mais il ne recueille pour l’heure, dans le meilleur des sondages, que 8% des intentions de vote ». En attendant, l’ancien président prépare le terrain et sort un livre intitulé Unir.
Être prêt
C’est à l 'occasion de la sortie de ce livre, qu’il fait la Une du Point. Photo d’un homme souriant avec ce titre « L’embusqué ». Ce livre, le Point, qui a rencontré François Hollande, l’interprète comme « un nouveau pas vers une candidature à la présidentielle ». Alors l’hebdomadaire lui pose franchement la question. Son livre est-il « un livre de candidature ? »
Ce à quoi François Hollande répond subtilement : « C’est un livre qui prépare la présidentielle de 2027. Notre devoir, c’est d’être prêts. Jamais depuis le début de la Vème République, l’enjeu n’a été aussi lourd pour la France, l’Europe et le monde. »
Le Point l’interroge aussi sur ce qui pourrait être son programme. Il ne reviendra pas à la retraite à 62 ans, « l’âge légal sera aux alentours de 63 ans ». « Il refuse le relèvement du SMIC (le salaire minimum) et défend l’idée d’une « écologie productive », « d'une électrification massive des usages et une isolation de nos logements au nom de "l’habitabilité" ».
Prédateur politique
Marianne consacre également un article à François Hollande, quelques lignes seulement mais pleines de venin. François Hollande, « Le vautour de Tulle », titre Marianne. Tulle, le fief électoral de l’ancien président. « On a beau le voir venir de (très) loin, ajoute l’hebdomadaire, il n’en reste pas moins un redoutable prédateur politique, tenant à la fois du chasseur à l’affût et du charognard ».
Marianne, qui ne donne pas cher des chances de l’ancien président : « En admettant que les circonstances lui permettent de fondre sur l’espace social-démocrate, nous dit l’hebdomadaire, le vautour de Tulle aura encore deux problèmes de taille à résoudre : un passif politique difficile à solder pour convaincre au-delà de sa famille politique, et un projet pour le pays quasi inexistant ».
Sondage
François Hollande obtient entre 7,5 et 8% des intentions de vote dans le sondage publié aujourd’hui par la Tribune Dimanche. Un sondage qui donne Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, largement en tête avec entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote.
Si l’on ajoute à ce résultat les scores des deux autres candidats de l’extrême droite Nicolas Dupont-Aignan, et probablement Éric Zemmour, « le bloc extrême droite dépasse le seuil des 40% », constate la Tribune Dimanche. « Après dix ans de macronisme, estime Bruno Jeudy dans son éditorial, il flotte comme un parfum de 1981 et une envie de radicalité ».
L’éditorialiste craint visiblement que le centre-droit ne fasse pas le poids : « À force de vouloir gagner seuls (dit-il), les ambitieux du centre-droit (il a cité plus haut les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal) pourraient surtout finir spectateurs d’un second tour Mélenchon-Le Pen ».
Que recommande l'IA ?
Quel rôle l’intelligence artificielle pourrait-elle jouer dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027 ? Question posée par l’Express, qui annonce : « 3% des électeurs seraient prêts à voter pour le candidat recommandé par l’IA, selon une étude de l’IFOP… »
3% c’est peu, mais ça représente tout de même « environ 1,5 million d’électeurs », signale l’Express. Et « ce n’est pas rien, lorsque l’on sait que Jean-Luc Mélenchon a raté la marche du second tour, en 2022, d’environ 400 000 voix », rappelle Frédéric Dabi, le directeur général Opinons de l’IFOP.
L’Express s’attarde également sur les nuances : la proportion d’électeurs prêts à solliciter l’avis de l’intelligence artificielle « grimpe à 8% chez les 25-34 ans et à 11% chez les 18-24 ans ». Cela étant, modère l’Express, la confiance en l’IA est loin d’être unanime, notamment lorsque l’on parle de la campagne électorale... « Une grande majorité des Français (86%) craint que l’IA soit instrumentalisée dans le but d’influencer le résultat de la prochaine élection suprême ».
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Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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