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Le grand invité Afrique

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  • Le grand invité Afrique

    Au Mali :«Il faut s'attendre à de nouvelles attaques, l'objectif est de mettre une pression maximum sur le régime»

    07/05/2026
    « Au Mali, il se passe des choses en coulisses, car il y a un mécontentement croissant au sein des forces armées », affirme la chercheuse Djénabou Cissé, douze jours après les attaques meurtrières des jihadistes et des rebelles touaregs. Mais pourquoi n'a-t'on vu aucun mouvement chez les militaires pendant les trois jours où la junte a complètement disparu, entre le 25 et le 28 avril dernier à Bamako ? Réponse de Djénabou Cissé, chercheuse associée à la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris.
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  • Le grand invité Afrique

    Jibrin Ibrahim: «L'état de la sécurité au Nigeria est au plus bas de son histoire»

    06/05/2026
    Six civils devant la Haute Cour d'Abuja, 36 officiers supérieurs devant la cour martiale du Nigeria, tous poursuivis pour avoir fomenté le putsch manqué de fin d'année dernière. Cette tentative de coup d'État contre le président Bola Tinubu en octobre 2025 avait d'abord été démentie par Abuja et l'armée nigériane, avant que les autorités ne finissent pas l'admettre en ce début d'année. Le procès des accusés civils a commencé en début de semaine (lundi), celui des militaires s'ouvre ce vendredi 8 mai devant une cour martiale spécialement créée pour l'occasion.  Qui sont véritablement ces hommes ? Que s'est-il vraiment passé en octobre 2025 ? Et pourquoi la présidence a tout fait pour cacher cette tentative de putsch ? Jibrin Ibrahim, chercheur principal au Centre pour la démocratie et le développement d'Abuja, est l’invité de Sidy Yansané.
     
    RFI : Revenons un peu en arrière, tout d'abord, au moment de la tentative de putsch d'octobre dernier. L'armée nigériane avait démenti l'existence même de cette tentative, avant de la reconnaître trois mois plus tard. Pourquoi, selon vous ?
    Jibrin Ibrahim : Pour un régime au pouvoir, parler d'une possibilité de coup d'État est quelque chose d'inquiétant. Le régime au départ ne voulait pas parler de cette tentative, mais par la suite il s'est senti piégé : s'il ne parle pas, qu’allait-il faire des suspects ? Je pense que c'était un peu ça la problématique.
    Pour l'instant, le bilan sécuritaire du président Bola Tinubu est, on peut dire, assez mauvais. L'attaque de Jos, des explosions coordonnées à Maiduguri, l'armée américaine qui s'autorise à bombarder le territoire nigérian... Cacher cette tentative de putsch, c’est cacher peut-être aussi un malaise au sein de l'appareil sécuritaire au Nigeria ?
    Absolument ! Dans l’histoire récente du Nigeria, l'état de la sécurité n’a jamais été aussi grave. Les attaques par les terroristes, par les bandits ou les groupes qui revendiquent une lutte politique sont à peu près partout dans le pays, et tout le monde s’interroge : où est l'État et où sont les forces de sécurité ? C'est une situation très inquiétante pour les Nigérians et tout le monde se demande si l'État est vraiment capable de protéger ses citoyens.
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    Une cour martiale a été mise en place spécialement pour juger les 36 officiers accusés. Dans un pays fortement militarisé, qui a connu plusieurs coups d'État il y  25 ans, pourquoi est-ce seulement maintenant qu'une telle cour est créée ?
    On ne sait pas vraiment puisque le gouvernement s’est efforcé de dissimuler ce putsch avorté. Jusqu'à présent, beaucoup s’interrogent sur la véracité des informations données par Abuja. On espère qu'avec cette cour martiale et le procès des civils qui vient de commencer, on pourra en apprendre un peu plus sur ce qui s'est passé. Mais pour moi, le gouvernement est inquiet, cette histoire est quelque chose qui est difficile à gérer pour lui. Pour une raison toute simple : le coup d'État est de nouveau tendance en Afrique de l'Ouest, beaucoup de pays en ont souffert récemment. L'idée du putsch grandit au Nigeria et c'est ça le problème de fond : si on en parle, est-ce qu'on l'encourage ? Si on n’en parle pas, quels sont les risques ? Les suspects poursuivis peuvent-ils reprendre leurs tentatives ? C'est une situation très difficile pour le gouvernement et ça se voit. Il y a beaucoup d'hésitations, de doutes et de difficultés pour être clair et net sur la situation.
    D'ailleurs, peu après la tentative de putsch, Bola Tinubu a complètement modifié son état-major dans l'armée. Est-ce que selon vous, il s'agissait d’une simple réorganisation, parce qu'il y a quand même 36 personnes poursuivies ? Ou alors vraiment d'une réforme en profondeur, sachant qu’on est à moins d'un an de la présidentielle ?
    Je pense que le président veut s'assurer le maximum de sécurité personnelle, il choisira qui va rester avec lui quoiqu'il arrive.
    Mais a-t-il tenu compte de la lutte contre les groupes armés, contre les bandits et contre les terroristes ?
    Tinubu pense avant tout à sa sécurité. La preuve est que la lutte contre le terrorisme et les bandits ne progresse pas. Ces bandits et ces terroristes font ce qu'ils veulent, ils attaquent l'armée, ils tuent même des officiers supérieurs de l'armée. Donc tous ces changements à la tête des armées n'ont pas abouti à une amélioration de la sécurité au Nigeria. Et dans ce cadre-là, il semble que l'objectif principal est la sécurité du chef de l'État lui-même.
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  • Le grand invité Afrique

    Conflit au Moyen-Orient: «Il y a un impact sur la sécurité alimentaire» au Cameroun

    05/05/2026
    Quel est l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz sur les économies africaines ? Coup de projecteur ce matin sur le Cameroun, qui est un pays producteur de pétrole, mais qui est obligé d'importer le carburant qu'il consomme, car il n'a aucune capacité de raffinage. Hiram Samuel Iyodi est un jeune homme d'affaires de 39 ans, qui a travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier à Douala. Le 12 octobre dernier, avec son parti, le MP3, il était aussi candidat à la présidentielle, où il est arrivé officiellement huitième avec moins de 1% des voix. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
    RFI : Quelles sont les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur un pays comme le vôtre, le Cameroun ?
    Hiram Samuel Iyodi : Le détroit d'Ormuz, c'est quand même 16 % des exportations du continent africain. Le Cameroun, en particulier, est un pays producteur de pétrole qui ne le raffine pas son pétrole, qui le commercialise sur les marchés internationaux. Depuis le démarrage de la guerre du côté de l'Iran, c'est un doublement des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. L’Etat du Cameroun se retrouve donc de nouveau à devoir subventionner partiellement la mise à la consommation des produits pétroliers sur le marché. Il y a un impact qui ne va pas tarder à venir sur les coûts des transports et sur les coûts des produits alimentaires.
    Alors, depuis plus de deux ans, le Nigeria voisin dispose d'une méga raffinerie construite par le milliardaire Aliko Dangoté, près de Lagos. Vous qui avez travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier chez CAC International, qu'est-ce que vous conseillez ?
    Aujourd’hui, la réalité de la situation nous impose à peu près un appel de fonds de 1000 milliards de francs CFA pour pouvoir réparer la Sonara. Je pense que ça devrait être la priorité. C'est la raffinerie qui se trouve à Limbé.
    Et qui a pris feu…
    Et qui a pris feu en 2020. En plus, il y a la nécessité, avec le déploiement de la zone industrielle du port autonome de Kribi, de construire une deuxième raffinerie à Kribi. C'est vrai que le Nigeria a augmenté ses livraisons de produits pétroliers vers le Cameroun. On est pratiquement à 30 ou 40 % aujourd'hui. C'est notre premier fournisseur actuellement, notamment avec l'investissement de Dangoté. Mais pour une meilleure souveraineté énergétique, le Cameroun gagnerait à la fois à remettre en état la raffinerie de Limbé et à en construire une nouvelle au niveau de la zone industrielle du port de Kribi.
    Et que faut-il faire ?
    Globalement, il faut pouvoir mettre en place une stratégie industrielle qui nous permet de transformer nos matières premières localement. Nous continuons d'importer des denrées comme l'huile de palme, comme le sucre, alors que nous avons le territoire et les compétences pour les transformer localement.
    L'un des secteurs les plus touchés par la crise au Moyen-Orient, c'est aussi le transport aérien. La hausse du prix des billets d'avion, est-ce que c'est inéluctable ?
    C'est inéluctable. Si le kérosène flambe. Il y a un impact direct. Il y a le transport aérien, vous l'avez dit, il y a également le transport maritime. Donc, c'est un impact majeur sur un continent pour lequel le pouvoir d'achat est déjà relativement bas. On a déjà pratiquement une vingtaine de monnaies africaines qui ont été dépréciées depuis le début de l'année. Nous sommes fortement inquiétés par la situation.
    Alors vous parlez de ces monnaies nationales dont la valeur est dépréciée. Vous qui êtes hostile au franc CFA, est-ce que, momentanément, cette monnaie adossée à l'euro ne vous protège pas ?
    Si, elle assure, malheureusement ou heureusement, une certaine stabilité. Avant de pouvoir penser à une transformation ou un cheminement vers une monnaie autonome, africaine ou camerounaise, il faut un minimum de stabilité de l'économie. Et là, nous sommes donc obligés pour le moment de faire avec le franc CFA qui assure un minimum de stabilité pour nos économies.
    Vous êtes aussi un homme politique camerounais à la tête du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple, le MP3. Vous avez brigué la magistrature suprême le 12 octobre dernier. Au final, vous êtes arrivé huitième avec moins de 1 % des voix officiellement. N’êtes-vous pas déçu par ce score ?
    Déçu par le résultat. Mais je pense que les citoyens ont estimé que le candidat Issa Tchiroma était celui qui incarnait le mieux la rupture face au régime, ou alors qui avait le plus grand espoir de chance de victoire. Et donc le débat politique en 2025 ne s'est pas vraiment joué sur la qualité des offres politiques, mais sur la capacité à renverser le régime RDPC.
    En fait, beaucoup de sympathisants de l'opposition ont voté massivement Tchiroma c’est ça ?
    Absolument. Même dans notre camp. Nous avons des militants qui nous appelaient le matin pour nous prévenir qu'ils allaient voter en faveur du candidat Tchiroma.
    Pour combattre la fraude électorale dans votre pays, vous proposez une application de suivi du dépouillement des bulletins en temps réel ?
    C'est ce que nous avons proposé, ce qui nécessitait d'avoir une couverture de l'ensemble des bureaux de vote, avec une remontée instantanée des résultats qui permettrait que le même jour, à 22 h-23 h, on sache quelle est la tendance réelle des votes.
    Il y a un mois, le Parlement camerounais a révisé la Constitution de votre pays. Paul Biya va être désormais épaulé par un vice-président. Qu'est-ce que vous en pensez ?
    Deux choses. La première, c'est que cette loi a été votée par un Parlement dont le mandat est échu théoriquement depuis l'année 2025, qui se retrouve donc en train de voter une nouvelle architecture constitutionnelle d'une part. Et d'autre part, le président Biya n'avait pas présenté cette disposition-là dans le projet qu'il avait défendu devant les Camerounais au moment de la campagne électorale. Donc pour nous, c'est une violation de la légitimité populaire.
    Alors pour l'instant, personne ne sait qui va être désigné par Paul Biya comme son vice-président, mais certains, dans l'opposition, redoutent un choix dynastique…
    C'est ce que nous entendons dire. Pour être très précis, il est évoqué le nom du fils actuel du président de la République, qui est un citoyen camerounais comme les autres, donc qui pourra aspirer à une fonction politique. Pour nous, le problème réside dans la qualité nominative de cette vice-présidence. On pourrait donc se retrouver avec un citoyen camerounais à la tête de l'Etat, qui n'a pas été désigné par les électeurs camerounais. Donc si fonction de vice-président il devrait y avoir, cela devrait passer par un vote au cours d'une élection, au cours peut-être de la prochaine élection présidentielle avec un ticket président vice-président qui serait présenté aux citoyens camerounais.
    Le leader d'opposition Maurice Kamto, qui vous avait reçu pendant la campagne électorale, parle même d'une régression, d'un naufrage constitutionnel et politique…
    Ce que le président Kamto dit est exact. Nous devons rester mobilisés pour rappeler que ce qui se passe est extrêmement grave pour la démocratie camerounaise.
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    Patrick Martin (Medef): «La France reste le deuxième investisseur étranger en Algérie»

    04/05/2026
    Réconcilier la France et l'Algérie par l'économie et le « doux commerce » cher au penseur français Montesquieu... C'est le pari de Patrick Martin, le chef du patronat français (Medef), qui rentre d'un séjour à Alger, où il a été reçu notamment par deux ministres. Sur RFI, le président du Medef s'exprime aussi sur les opérateurs chinois en Afrique, qui, selon lui, « sont des prédateurs et travaillent à perte ». Et il lance un appel contre « la sauvagerie » de la nouvelle guerre des droits de douane. Le « patron des patrons » français répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
    RFI : Vous rentrez d'Algérie où vous avez passé quatre jours et où vous avez été plutôt discret. Peut-être parce qu'il ne faut surtout pas dire des mots qui fâchent ?
    Patrick Martin : Je ne pense pas avoir été discret parce que les médias algériens, par exemple, ont assez largement couvert ce déplacement. Mais je crois avoir, en répondant à l'invitation de mon homologue algérien du Crea (Conseil du renouveau économique algérien), contribué quand même à ce que les relations importantes et historiques entre la France et l'Algérie se stabilisent.
    Depuis la brouille de 2024, l'Algérie importe beaucoup moins de produits français : par exemple des céréales, des bovins. Est-ce que ces exportations françaises vont reprendre après votre visite à Alger ?
    Je l'espère en tout cas. Enfin, il ne faut pas non plus exagérer. La France reste par exemple le deuxième investisseur étranger en Algérie. Moi, j'ai vu de très belles entreprises françaises implantées là-bas, souvent dirigées par des binationaux d'ailleurs. Donc, oui, il y a une baisse de nos exportations. D'autres prennent nos places. D'ailleurs, je pense à l'Italie. Mais c'est vrai également des Allemands, c'est vrai des Turcs. Donc, il faut qu'on y soit attentif parce que c'est un pays qui a un réel potentiel. Il y a un marché intérieur qui est important avec bientôt 47 millions d'habitants. Je le redis, il y a de très belles entreprises. Après, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des interférences étatiques. On souhaite évidemment qu'elles se règlent.
    Après le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, voici le patron du Medef, Patrick Martin. Est-ce à dire que la France et l'Algérie se réconcilient grâce à la sécurité et grâce à l'économie ?  
    À nouveau, moi, je crois beaucoup à ma place, à la diplomatie économique. C'est ce qui m'avait valu, par exemple, de me rendre en Chine l'année dernière avec le ministre des Affaires étrangères, pour contribuer à régler le problème très sensible de nos exportations de Cognac et d'Armagnac. C'est dans cet esprit également qu'il y a quelques années, on avait contribué à ce que la relation entre l'Italie et la France, qui s'était momentanément dégradée sur le plan diplomatique, se ressoude ou se consolide. J'étais allé également au Maroc à plusieurs reprises au premier semestre 2024, et je crois pouvoir dire qu'avec nos homologues du patronat marocain, on avait aidé à ce que la relation étatique se consolide également. Voilà, sans présumer de nos forces et de notre influence, je crois que cette diplomatie économique est importante dans les relations internationales.
    Vous êtes le ministre bis des Affaires étrangères ?
    Certainement pas. Moi, je pense que l'économie est suffisamment importante pour se suffire à elle-même.
    L'autre actualité économique, c'est le sommet Afrique-France de Nairobi, qui va s'ouvrir dans quelques jours au Kenya, avec notamment un grand forum d'hommes d'affaires où sont attendus 2 000 participants africains et français. Est-ce à dire que la France des chefs d'entreprises tourne le dos à l'Afrique francophone au profit des pays anglophones ?
    Non, certainement pas. Je voudrais rappeler que, par exemple, le Medef a pris l'initiative, il y a cinq ans, de créer l'Alliance des patronats francophones, qui est une logique d'affaires en parallèle de ce qui peut exister sur le plan politique et culturel de longue date. Mais dans le grand rebattage des cartes du commerce mondial, on se doit de s'intéresser à toutes sortes de pays qui, francophones ou non, sont demandeurs.
    Est-ce que quelquefois les opérateurs français ne sont pas un peu plus timides que leurs concurrents chinois ou turcs dans certains pays africains ?
    Je pense que les entreprises françaises ont une qualité - et c'est peut-être vrai des Français d'une manière générale - lorsqu'ils sont installés quelque part c'est d'y être pour longtemps. Moi, il ne m'a pas échappé qu'en particulier les Chinois étaient très offensifs dans certains secteurs d'activité. J'entends tout autant qu'ils peuvent partir aussi vite qu'ils sont arrivés. Les Chinois sont très offensifs parce qu'ils sont très prédateurs, très agressifs sur le plan tarifaire. On est à peu près convaincu que dans un certain nombre de cas, sur un certain nombre de gros marchés, ils travaillent à perte et ça s'inscrit probablement dans une stratégie étatique d'influence.
    Dans quels secteurs par exemple ?
    Dans le secteur des infrastructures.
    Ils construisent des stades, des routes, des ponts en perdant de l'argent ?
    En tous cas, on a du mal à comprendre comment ils peuvent gagner de l'argent au niveau des prix auxquels ils prennent un certain nombre d'affaires.
    En marge du G7 qui se tiendra cette année en France, le Medef va organiser ce 11 juin un B7, un sommet du business, « B » comme business, entre les patronats des sept pays occidentaux les plus riches. Quelles peuvent être les retombées pour l'Afrique ?
    Les retombées pour l'Afrique, elles sont indirectes d'une certaine manière. Nous, notre enjeu, qui est totalement partagé par mes sept homologues patronaux des États-Unis, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, du Japon, d'Allemagne, d'Italie, c'est qu'on rétablisse des règles dans les relations économiques et commerciales, parce que ce qui se passe actuellement, c'est une forme de sauvagerie qui s'introduit dans les relations commerciales.
    À quoi pensez-vous ?
    Je pense aux droits de douane. Or, nous avons besoin du commerce international, nous avons besoin d'accords de libre-échange raisonnés, raisonnables. Sans quoi, pour imager mon propos, les 20 % de salariés français qui travaillent grâce aux exportations pourraient voir leurs emplois menacés. Donc, voilà, nous, les sept patronats que je viens d'évoquer, nous sommes très demandeurs et nous allons dire à nos pouvoirs publics, à nos gouvernements, qu'il faut rétablir des règles.
    Ça pourra profiter aussi aux entrepreneurs américains ?
    Mais bien sûr, eux même sont quand même perturbés. Je n'irai pas au-delà, mais ils sont quand même perturbés par les volte-face que leur propre administration crée dans les relations internationales.
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    Djibril Ouattara: «Nous allons développer une intelligence artificielle, souveraine, ivoirienne»

    02/05/2026
    Notre Grand invité Afrique nous emmène en Côte d’Ivoire ce samedi 2 mai au matin. À Abidjan où se tient le Femua. Le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo qui fête sa 18e édition est devenu un événement majeur sur le continent avec chaque année des concerts gratuits, Youssou N’Dour sur scène ce soir et des débats de société. Cette année c’est l’intelligence artificielle qui est au cœur des discussions avec cette interrogation : l'IA, menace ou opportunité pour l’Afrique ? La réponse des autorités ivoiriennes avec Djibril Ouattara, le ministre de la Transition numérique est au micro de notre envoyé spécial, Guillaume Thibault.

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Du lundi au samedi, Christophe Boisbouvier reçoit un acteur de l'actualité africaine, chef d'État ou rebelle, footballeur ou avocate... Le grand invité Afrique, c'est parfois polémique, mais ce n'est jamais langue de bois.
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