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Droit international des institutions - Samantha Besson

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Droit international des institutions - Samantha Besson
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  • Droit international des institutions - Samantha Besson

    Conférence - Michael Doyle :More than Just Peace

    21/05/2026 | 44 mins.
    Samantha Besson
    Droit international des institutions
    Collège de France
    Année 2025-2026

    Conférence - Michael Doyle :More than Just Peace

    Juliana Uhuru Bidadanure
    Professeure associée de philosophie, Université de New York

    Juliana Uhuru Bidadanure est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Samantha Besson.

    Résumé

    John Rawls's publication of The Law of Peoples was a profound attempt to design a just peace. Beyond the simple cessation of armed hostilities, the Law of Peoples offered more than (just) peace. It committed its peoples to honor human rights, tolerate other decent political regimes and accept a "duty of assistance" owed by all decent societies to all those in dire need.

    Importantly, for Rawls, the project he outlined in The Law of Peoples is a constructed peace, one that needs to be established among liberal peoples and then extended to other decent societies. The construction raises the questions of why it is that Rawls thought the peace (1) needed to be constructed and could be constructed in a world otherwise divided by insecurity and strife among states. In doing this, he directly addressed the Realist challenges described by Thomas Hobbes in his Leviathan and revived by Thomas Nagel. It also raises the question of (2) why Rawls thought it was necessary to go beyond Perpetual Peace, a Liberal model of international peace constructed by Immanuel Kant (Rawls's inspiration and answer to the first question), and (3) why Rawls might have thought that the extension beyond the Kantian peace among liberal republics to a wider "just peace" that incorporated a duty of assistance was possible, and indeed "realistic."

    Juliana Uhuru Bidadanure

    Juliana Uhuru Bidadanure est professeure associée de philosophie et membre du corps professoral affilié en droit à New York University. Elle a rejoint NYU en 2023 après avoir été professeure adjointe de philosophie et professeure affiliée de sciences politiques à l'université de Stanford, ainsi que directrice du Stanford Basic Income Lab. Bidadanure est une philosophe des inégalités. Elle examine les fondements de notre engagement envers l'égalité, théorise l'injustice propre aux inégalités sociales et explore des politiques publiques pour y remédier. Son livre Justice Across Ages: Treating Young and Old as Equals (Oxford University Press, 2021) s'interroge sur la manière dont nous devons appréhender les inégalités entre les individus à différents stades de leur vie. Son livre propose un cadre pour guider une distribution équitable de biens publics, tels que les emplois, les soins de santé, les revenus et le pouvoir politique entre les groupes d'âge. Son travail s'étend de la philosophie politique aux politiques publiques. Elle a écrit entre autres sur le revenu de base, les politiques de la jeunesse, les quotas parlementaires pour les jeunes, le capital de départ, et les baby bonds. Son nouveau projet de livre se concentre sur l'égalité relationnelle. Elle examine les modes de relations inégalitaires, y compris l'objectification, l'animalisation, la diabolisation et l'infantilisation. En offrant une analyse conceptuelle et normative de ces modes d'infériorisation, elle met en avant un nouveau cadre théorique pour comprendre ce que l'égalité relationnelle implique positivement.
  • Droit international des institutions - Samantha Besson

    Conférence - Juliana Uhuru Bidadanure : Trashification

    19/05/2026 | 1h 3 mins.
    Samantha Besson
    Droit international des institutions
    Collège de France
    Année 2025-2026

    Conférence - Juliana Uhuru Bidadanure : Trashification

    Juliana Uhuru Bidadanure
    Professeure associée de philosophie, Université de New York

    Juliana Uhuru Bidadanure est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Samantha Besson.

    Résumé

    L'égalitarisme post-rawlsien a été façonné par deux courants principaux. Les égalitaristes distributifs, tout d'abord, soutiennent qu'une société juste est celle dans laquelle chacun reçoit sa part juste (Sen 1979 ; Dworkin 1981 ; Arneson 1989 ; Cohen 1989). La plupart des débats internes à ce premier camp se sont concentrés sur la détermination du bien X central à la justice égalitaire : les opportunités, les biens premiers, les ressources, le bien-être, ou les capabilités. Le second courant de l'égalitarisme contemporain est relationnel. Les égalitaristes relationnels soutiennent que nous devons aller au-delà du paradigme distributif pour mieux envisager l'égalité (Young 1990 ; Anderson 1999 ; Scheffler 2003). Au lieu de se concentrer sur la relation possessive entre une personne et ses biens et la relation comparative entre individus, les égalitaristes relationnels nous encouragent à examiner les différentes manières dont les contextes institutionnels et les modes de relation inégalitaires influencent nos positions. Ils nous incitent à élargir les paramètres à prendre en compte pour penser l'égalité : au-delà des biens et de leur distribution, il faut considérer le respect, la reconnaissance ainsi que l'absence d'oppression et de domination. Ils nous invitent à appréhender la justice comme l'établissement de communautés dont les membres se voient et se traitent comme des égaux.

    Mon approche à l'égalité est fondamentalement influencée par l'égalitarisme relationnel. Mon premier livre, Justice Across Ages: Treating Young and Old as Equals (OUP, 2021), applique les notions de l'égalitarisme relationnel à la justice entre les groupes d'âge et générations. Je démontre que les questions d'âge et de temporalité mettent en lumière la nécessité d'une composante relationnelle dans la justice égalitaire. Néanmoins, la notion de rapport d'égal à égal est quelque peu opaque. Des progrès sont nécessaires pour développer des théories de l'égalitarisme relationnel qui soient aussi précises que certaines théories distributives l'étaient auparavant. C'est l'objet de mon nouveau projet de livre, provisoirement intitulé Infériorisé. Le livre adopte une stratégie négative : j'étudie les modes de relation inégalitaires que nous avons des raisons d'éviter et j'en retire une proposition positive de ce que les relations d'égalité impliquent.

    Écrit à la croisée de la philosophie et des sciences sociales, le livre présente une typologie des modes d'infériorisation les plus sérieux et courants, de l'infantilisation et l'objectivation à la diabolisation et l'animalisation. Il offre des définitions précises de ces « technologies d'avilissement » (Chamayou 2008), mettant en lumière leurs spécificités, leur fonction sociale et les politiques publiques auxquelles elles sont souvent associées. Je me concentre sur une variété de cas historiques et contemporains, de la diabolisation des immigrés et des bénéficiaires de l'aide sociale, à l'infantilisation des plus âgés, en passant par l'animalisation des Tutsis durant le génocide de 1994 au Rwanda. La contribution philosophique la plus importante du livre est le développement d'une nouvelle théorie de l'égalité relationnelle. Ma contribution aux sciences sociales est une typologie précise, qui peut être mobilisée pour identifier et mesurer les inégalités sociales. Dans cette perspective, je collabore avec des sociologues et économistes du Stanford Center on Poverty and Inequalities pour créer une nouvelle mesure relationnelle des inégalités basée sur ma théorisation.

    Au Collège de France, je compte présenter un nouveau chapitre de mon projet de livre sur ce que j'appelle la « trashification » – une forme d'objectification dans laquelle les individus sont perçus comme des déchets et traités en conséquence. Étant donné que les déchets ont une valeur négative et doivent être jetés ou cachés, la trashification représente une forme d'objectification particulièrement extrême. En m'appuyant sur des exemples contemporains et sur les théories existantes de l'objectification, je clarifie les spécificités de ce mode d'infériorisation. Mon point de départ est l'insulte très courante de « white trash » et la trashification des Blancs pauvres aux États-Unis. Ce récit dominant est discuté par l'auteure Cedar Monroe, qui a grandi dans une communauté pauvre dans l'État de Washington : « Les Blancs pauvres, toujours poussés vers l'ouest en tant qu'avant-garde de l'acquisition de terres par les intérêts des corporations, ont finalement été poussés aussi loin à l'ouest que possible. Là, beaucoup d'entre nous ont été jetés, tout comme les tas de déchets qui entourent les villes de tentes qui s'étendent le long de la côte. Des gens- poubelles [trash people] vivant parmi des déchets : tel est le récit dominant de nos vies. » (Monroe 2024).

    La trashification a des visages multiples. Cependant, une spécificité de la trashification est qu'elle n'implique pas toujours l'instrumentalisation – l'utilisation d'individus comme instruments ou outils. Alors même que de nombreuses formes d'objectification sont liées à l'exploitation, la trashification résulte souvent plutôt en négligence, non-assistance et abandon. Comme les déchets, les personnes trashifiées sont perçues comme inutilisables et doivent disparaître. Le mal propre à l'objectification est qu'elle constitue un traitement des individus comme un pur moyen en vue d'une fin (Nussbaum 1995). En revanche, l'injustice de la trashification peut être caractérisée, dans certains cas, par le traitement de personnes comme intouchables et jetables. Les trashifiés sont perçus comme sans valeur, et des communautés entières sont abandonnées à la mort. Ils meurent jeunes à cause de négligences médicales, de maladies et d'infections évitables, de brutalité policière, de suicide ou de surdose. Leurs décès sont normalisés, attendus et peu remarqués. À partir de cet exemple, j'élargis mon étude à la trashification des sans-abris dans les villes américaines et aux cas des intouchables Dalits d'Inde.

    La notion de « trashification » est essentielle pour comprendre une série de cas contemporains, et profondément violents, de marginalisation. Sa mise en lumière permet de progresser dans notre théorisation de l'égalitarisme relationnel, car, tout comme la ségrégation, elle entraîne une rupture des liens qui sont une condition préalable à l'égalité relationnelle.

    Juliana Uhuru Bidadanure

    Juliana Uhuru Bidadanure est professeure associée de philosophie et membre du corps professoral affilié en droit à New York University. Elle a rejoint NYU en 2023 après avoir été professeure adjointe de philosophie et professeure affiliée de sciences politiques à l'université de Stanford, ainsi que directrice du Stanford Basic Income Lab. Bidadanure est une philosophe des inégalités. Elle examine les fondements de notre engagement envers l'égalité, théorise l'injustice propre aux inégalités sociales et explore des politiques publiques pour y remédier. Son livre Justice Across Ages: Treating Young and Old as Equals (Oxford University Press, 2021) s'interroge sur la manière dont nous devons appréhender les inégalités entre les individus à différents stades de leur vie. Son livre propose un cadre pour guider une distribution équitable de biens publics, tels que les emplois, les soins de santé, les revenus et le pouvoir politique entre les groupes d'âge. Son travail s'étend de la philosophie politique aux politiques publiques. Elle a écrit entre autres sur le revenu de base, les politiques de la jeunesse, les quotas parlementaires pour les jeunes, le capital de départ, et les baby bonds. Son nouveau projet de livre se concentre sur l'égalité relationnelle. Elle examine les modes de relations inégalitaires, y compris l'objectification, l'animalisation, la diabolisation et l'infantilisation. En offrant une analyse conceptuelle et normative de ces modes d'infériorisation, elle met en avant un nouveau cadre théorique pour comprendre ce que l'égalité relationnelle implique positivement.
  • Droit international des institutions - Samantha Besson

    06 - Souverainetés : Souverainetés d'un monde au singulier à habiter au pluriel

    02/04/2026 | 1h 33 mins.
    Samantha Besson
    Droit international des institutions
    Collège de France
    Année 2025-2026

    06 - Souverainetés : Souverainetés d'un monde au singulier à habiter au pluriel
  • Droit international des institutions - Samantha Besson

    05 - Souverainetés : Souverainetés européennes

    26/03/2026 | 1h 38 mins.
    Samantha Besson
    Droit international des institutions
    Collège de France
    Année 2025-2026

    05 - Souverainetés : Souverainetés européennes
  • Droit international des institutions - Samantha Besson

    04 - Souverainetés : Souverainetés, solidarité & équité

    19/03/2026 | 1h 40 mins.
    Samantha Besson
    Droit international des institutions
    Collège de France
    Année 2025-2026

    04 - Souverainetés : Souverainetés, solidarité & équité
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About Droit international des institutions - Samantha Besson
Créée en 2019, la chaire Droit international des institutions renoue avec une longue tradition d'enseignement et de recherche en droit international au Collège de France. Elle lui insuffle une direction à la fois plus spécifique en mettant l'accent sur l'étude de la dimension institutionnelle du droit international et plus régionale puisqu'elle comprend l'étude du droit international des organisations européennes que sont l'Union européenne et le Conseil de l'Europe, mais aussi des organisations internationales d'autres régions du monde.L'intitulé de la chaire convoque la dimension institutionnelle du droit et la place au cœur de son projet : ce dernier porte tant sur les institutions à l'origine du droit international (le droit international des institutions) que sur le droit international qui régit ces institutions (le droit international des institutions). En bref, le projet de la chaire est l'analyse critique et la réforme des institutions, au pluriel, du droit international. L'objectif est de saisir toutes les institutions qui adoptent et sont régies, en retour, par le droit international, à commencer par l'État et les organisations internationales, mais de manière à inclure aussi toutes sortes d'autres institutions, publiques et privées, de droit international que sont, notamment, les villes, les régions, les entreprises multinationales, les organisations non gouvernementales ou encore les syndicats. La diversité de ces institutions du droit international, mais aussi leur articulation autour d'un lien de représentation systémique des peuples de ce monde, et donc de continuité fiduciaire, sont au cœur de la question institutionnelle internationale que cette chaire pose et vise à élucider.Les travaux d'enseignement et de recherche de la titulaire de la chaire, la Pr Samantha Besson, et de son équipe s'articulent autour de trois axes d'analyse et de réforme de l'ordre institutionnel international, tant universel que régional : la représentation, la réglementation et la responsabilité internationales. Aujourd'hui, de grands défis (notamment climatiques, sanitaires ou technologiques) se posent à l'humanité toute entière. Relever ces défis requiert, entre autres, la création ou, du moins, la réforme d'institutions internationales à même d'adopter un droit universel qui soit non seulement commun, mais aussi représentatif et légitime et à même de répondre de la violation de ce droit. C'est le projet de la chaire que d'accompagner ce travail d'innovation institutionnelle nécessaire en droit international et européen.
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