Aujourd'hui dans "L'édito politique", Guillaume Tabard revient sur la nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France. L'ancien secrétaire général de l'Élysée doit passer son grand oral devant les commissions des finances de l'Assemblée et du Sénat, un processus instauré par la révision constitutionnelle de 2008.
Le suspense est de mise car la majorité macroniste n'est plus assurée à l'Assemblée, rendant incertaine la ratification de cette nomination par les parlementaires. Les critiques pointent du doigt le risque de "copinage" avec la nomination de proches d'Emmanuel Macron à des postes clés, comme Richard Ferrand au Conseil constitutionnel ou Amélie de Montchalin à la Cour des comptes. Cependant, la compétence d'Emmanuel Moulin pour le poste de gouverneur de la Banque de France est reconnue, même par les opposants politiques. Le vote des commissions des finances sera donc décisif, avec l'enjeu de savoir si la droite LR, détentrice de la clé du vote, soutiendra ou non cette nomination.
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